Jeu de balle

Comme attendu, la 3e journée du 92e championnat des Flandres a consacré Kerksken mais le parcours des «Michiels Boys» a aussi permis à Wieze d'être déclaré meilleur des trois finalistes qui se se sont succédé sur le Houtmarkt depuis lundi.


Plus que les autres jours vu l'ensoleillement du Houtmarkt ce mercredi, le manque de spectacle n'était pas dû à une absence de motivation ou de qualités des acteurs mais à la visibilité (ou plutôt le manque de visibilité) de la balle. En outre, le favori du jour, Kerksken, n'est pas apparu non plus sous son meilleur jour, à l'image d'un Benjamin Dochier qui, au terme de la journée, n'hésitait pas à reconnaître que «j'avais laissé mes jambes dans la voiture. Je n'arrivais pas à me mouvoir comme d'habitude. Et ne parlons même pas de ma course dans le tamis. Bref, un jour à oublier au plus vite».

En ouverture, Galmaarden, qui, cette fois, avait réussi à aligner un «cinq» de base correct (appel avait été fait à des joueurs des équipes inférieures, Anthony Berchmans et Damien Van Wynsberghe), ouvrait la marque après avoir été mené 0-30, grâce à trois livrées au large de Monniez avant que Dupont ne frappe hors cadre à 40 à 2. À Sirault, on laissait Leturcq sur le banc et Potrich s'alignait au petit-milieu, Raguet... à corde et Monniez au fond. Disposition pour le moins inédite et étonnante mais qui allait porter ses fruits. Justement, Dupont, deux fois, et Monniez renvoyaient entre les perches les services de Bosse pour l'égalisation. Dans le jeu suivant, le frère de l'Isiérois Dimitri récidivait... deux fois mais l'arbitre décidait le contraire sur sa 2e balle à 30-15. À 2-1, Berchmans ne s'en laissait pas conter et signait le break. Dans le 5e jeu, Monnier frappait son 3e rechas primé pour réduire l'avantage des Brabançons flamands et avec deux livrées mal calibrées de Steels, Monnier égalisait même dans la foulée: 3-3. Galmaarden ne se désunit pas, même quand Monnier et Dupont trouvaient encore le chemin des perches, et Berchmans de signer un arrêt important à 40 à 2 pour une chasse au petit-milieu (4-3). Dupont livrait alors plein fond pour titiller le duo Steels-Bosse (4-4) avant que Rochart ne pointe son service entre Pozzebon et Steels pour une chasse à mi-trapèze, à nouveau à 40-40. Sirault venait de prendre le commandement pour la première fois. Le jeune Van Wynsberghe, pas impressionné pour un sou et animant même ses coéquipiers comme un vieux routinier, s’appliquait dans le tamis pour égaliser à 5 partout. Monnier faisait approcher ses couleurs du but. Dans le 12e jeu, Bosse mena 30-15, mais Raguet livrait plein fond pour renverser la situation à 30-40. Un bon service de Bosse forçait le «quinze» décisif sur lequel ledit Bosse livrait dans les pâquerettes: 5-7.

Pour l'apparition de Kerksken, qui alignait De Vits (notre photo) pour la première fois depuis sa sortie prématurée au tournoi de Mont-Gauthier en éliminatoire, l'ambiance sur le jeu monta d'un cran. Il ne fallut pas attendre longtemps pour voir le leader du championnat s'isoler à 2-0, mais la petite forme de Dochier se vit dès sa première apparition dans le tamis. Il concédait deux «baraques» et à 40 à 2, Nantel frappait large. Cette perte toujours inhabituelle ne perturba cependant pas Kerksken, rassuré, il est vrai, par deux larges de Bosse, alors que Van Wynsberghe avait répondu au rechas outre de Dochier. A 3-1, Dochier, Brassart et Monnier affolaient le tamis de Berchmans, avant que Monnier n'avance à 5-1 en chargeant Bosse à 40 à 2 pour une chasse à la grande corde. Brassart, au rechas, et De Vits, au contre-rechas, poursuivaient l'envolée de Kerksken à 6-1, facilitée par deux «baraques» de Van Wynsberghe. Et dans le dernier jeu, Dochier se rassurait quelque peu en pointant avec succès Steels et Bosse.

En finale du jour, face à des «Rouges» qui conservaient le même «cinq» de base, Sirault ne faisait pas monter Leturcq mais Potrich prenait place à corde alors que Monniez et Raguet retrouvaient leur place habituelle. Pour les Saint-Ghislainois, les données étaient claires: ils devaient arracher trois jeux à Kerksken pour gagner le droit de revenir samedi et d'affronter... Samuel Brassart et les siens. Comme on connaît les Alostois, il n'y a pas de cadeau à recevoir mais il faut jouer pour obtenir sa récompense. Cet objectif de trois jeux à atteindre anima les «Michiels Boys» comme jamais. Deux jeux blancs d'entrée lançaient les débats, Brassart avaient déjà trouvé deux fois le chemin des perches dans le premier jeu, imité par De Vits et Nantel dans le second. Dochier et Nantel s'amusaient avec les services de Potrich alors qu'une outre du «Gant d'Or» 2016 à 40 à 2 inscrivait 4-0 au marquoir, mais dans le 40-40 suivant, cette fois, Sirault s'imposait via un contre-rechas de Dupont répondant au rechas de Dochier pour une chasse à mi-trapèze. A 4-1, De Vits, qui avait à nouveau ressenti une pointe derrière la cuisse, cédait sa place à Charloteaux. Monnier, lui, pilonnait le fond adverse pour avancer Kerksken à 5-1. Le jeu suivant, important dans l'optique des trois jeux, monta à 40 à 2; malheureusement pour les Saint-Ghislainois, Dupont manqua sa balle et l'envoya hors des limites malgré une chasse à corde. Dochier, lui, faisait encore espérer Sirault en livrant, à 40 à 2, sa 3e «baraque». A 6-2, et alors que Nantel s'appliquait dans le carré de service, le Namurois se rachetait en visitant les perches pour seller la qualification des siens et celle de Wieze puisque Sirault n'avait que deux points sur sa journée, pour trois à Wieze et à Kastel, les Lebbekois passant pour avoir marqué... un jeu en finale face à Grimminge alors que Kastel en fut incapable contre Baasrode, lundi .


La troisième éliminatoire en chiffres

LES TROIS LUTTES

Sirault – Galmaarden 7-5

Kerksken – Galmaarden 7-1

Kerksken - Sirault 7-2


LES ÉQUIPES

M. Tordeurs a aligné:

Sirault: Rochart et Raguet; Potrich, N. Dupont et Monniez.

Galmaarden: Van Wynsberghe et Berchmans; Pozzebon, Steels et Bosse.

Kerksken: Monnier et De Vits (Charloteaux à 4-1 en finale); Brassart, Dochier et Nantel.


LE TECHNIQUE

> Sirault 7 jeux (38 «quinze», perd 2 jeux de 40 et 1 jeu de 40) bat Galmaarden 5 jeux (34 «quinze», perd 2 jeux de 40). Balles outres. - Au rechas: Dupont et Monniez 4; Potrich 2. Livrées mauvaises: Monniez 5; Rochart et Steels 3; Bosse et Pozzebon 2; Berchmans, Potiez et Van Wynsberghe 1.

> Kerksken 7 jeux (31 «quinze», perd 1 jeu de 40) bat Galmaarden 1 jeu (15 «quinze», perd 1 jeu de 40). Balles outres. - Au rechas: Brassart 3; Dochier et Monnier 2; Steels et Van Wynsberghe 1. Au contre-rechas: De Vits 1. Livrées mauvaises: Dochier et Van Wynsberghe 3; Bosse 2; Monnier, Pozzebon et Steels 1.

> Kerksken 7 jeux (34 «quinze», perd 2 jeux de 40) bat Sirault 2 jeux (19 «quinze», perd 2 jeux de 40 et 2 jeux blancs). Balles outres. - Au rechas: Dochier et Nantel 3; Brassart 2; De Vits, Monnier et Rochart 1. Au contre-rechas: Monnier 1. Livrées mauvaises: Dochier 4; Dupont et Potrich 2; Brassart et Monniez 1.


Le programme de samedi (15h):

Demi-finales

1. Baasrode – Grimminge

2. Kerksken – Wieze

Finale

Vainqueur 1 – vainqueur 2