24 Heures du Mans: deux vertèbres touchées pour Anthony Davidson

AFP Publié le - Mis à jour le

Moteurs


La procession des quatre Audi a été longtemps perturbée par les coupés Lola à moteur Toyota de la petite écurie suisse Rebellion


LE MANS Le Britannique Anthony Davidson, victime d'une sortie de piste très spectaculaire samedi soir aux 24 Heures du Mans, a "deux vertèbres touchées" et sortira de l'hôpital lundi pour entamer une rééducation qui devrait durer trois mois, a-t-on appris dimanche auprès de l'écurie Toyota.

Le premier bilan de santé, juste après l'accident, faisait état de grosses douleurs au dos, le pilote étant conscient. Il a ensuite été transféré à l'hôpital du Mans, en ambulance, pour passer des radios de contrôle.

Le diagnostic est plus sérieux (vertèbres 11 et 12 touchées) et rendra le Britannique indisponible pour la suite immédiate du Championnat du monde d'endurance (WEC), dont la prochaine manche est prévue fin août à Silverstone.

La Toyota N.8 de Davidson s'est envolée samedi à 20h00 lorsqu'une Ferrari s'est rabattue devant elle au freinage du virage de Mulsanne, au bout de la ligne droite des Hunaudières. Les deux voitures ont été détruites.

Davidson, pilote Peugeot Sport en 2011, avait déjà déclaré forfait l'an dernier pour les Six Heures de Silverstone, une manche de l'Intercontinental Le Mans Cup (ILMC), à cause d'un accident de vélo.

Les quatre Audi en tête à midi

Les quatre Audi R18 engagées menaient toujours la 80e édition des 24 Heures du Mans automobiles, dimanche à midi, soit trois heures avant l'arrivée, et le Dr Wolfgang Ullrich, grand patron d'Audi Sport, n'avait toujours pas décidé de l'identité du vainqueur.

Les deux Audi R18 e-tron quattro hybrides, toujours aussi régulières, ont continué toute la matinée, comme pendant toute la nuit, à échanger leur position de tête, au gré des ravitaillements, sans qu'aucune consigne de course ne soit encore annoncée dans le stand Audi.

Les deux Audi R18 ultra, victimes de petits incidents en début de course, ont suivi à distance, le seul événement notable étant le retour de celle de Loïc Duval, la N.3, dans le quarté de tête, aux dépens des Lola-Toyota N.12 et N.13 qui ont résisté toute la nuit.

Entre la N.1 de Tréluyer-Fässler-Lotterer, le trio victorieux l'an dernier, et la N.2 des trois pères de famille, le Danois Tom Kristensen, octuple vainqueur des 24 Heures, l'Ecossais Allan McNish et l'Italien Dindo Capello, 48 ans ce dimanche, tout restait possible, théoriquement, avec un écart variant entre une seconde et une minute, selon les tours.

Dans l'Audi N.1, le Suisse Marcel Fässler a quand même eu un réveil agité, obligé de frôler le rail à Mulsanne pour éviter une Corvette en perdition, et laissant un morceau de dérive de son aileron arrière dans le bac à graviers du virage où la Toyota Hybrid d'Anthony Davidson s'était envolée samedi soir.

Après avoir perdu de précieuses secondes au stand, pour réparer, il a vu arriver dans son rétroviseur un Kristensen remonté comme une pendule danoise, s'est aussitôt raté dans l'une des chicanes des Hunaudières et a vu passer l'Audi N.2 comme un avion, le vieux Tom n'ayant pas l'habitude de laisser passer les occasions, rares pour les autres mais pas pour lui, de gagner au Mans.

La belle histoire du jour, c'est la première place de Giancarlo Fisichella, l'ancien pilote de F1, en GTE-Pro, dans sa Ferrari 458 reconstruite en 24 heures par les mécaniciens d'AF Corse, suite à un accident mercredi aux essais. "Le plus dur ce matin, c'est quand on est venu me réveiller", a plaisanté "Fisico" à la fin de son relais parfait.

Dans le stand Pescarolo, la Dome-Judd japonaise N.17, moteur en berne, a été mise au repos en attendant l'arrivée. Si elle arrive à boucler le dernier tour, dimanche à 15h00, ça fera un abandon de moins sur une liste déjà longue... et ça ressemblera à une petite victoire du Pescarolo Team.

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