Moteurs Passage en revue des pilotes belges inscrits en Pro-Cup.

Avec cinq Belges inscrits en Pro-Cup et tous très bien armés, il y aura l’embarras du choix pour désigner un vainqueur pour ces 24 Heures de Spa 2018.

Dernier vainqueur national avec sa seule victoire décrochée sur BMW en 2016, Maxime Martin revient avec Aston Martin. Auteur d’un somptueux 2e temps en qualifications, le jeune papa n’a cependant pas la faveur des bookmakers. En cause une vieillissante V12 Vantage GT3 qui en est déjà à sa 7e année d’exploitation et dont la gestion des pneumatiques est délicate. Sans oublier une équipe JOTA certes habituée à l’endurance mais qui va disputer ses premières 24H de Spa.

Cette 70e édition pourrait aussi être une belle histoire de famille avec un match Vanthoor-Vanthoor. Le poleman Dries Vanthoor est le mieux coté puisqu’il dispose de la meilleure équipe avec WRT mais aussi d’une voiture redoutable avec l’Audi R8 LMS. Mais quid de son équipier espagnol Alex Riberas, déjà très bouillant en qualifs ?

En revanche, Laurens Vanthoor joue la carte de l’homogénéité avec deux équipiers très solides (Timo Bernhard et Earl Bamber), un Team75 Bernhard sous-estimé mais efficace mais aussi l’appui de l’usine Porsche qui veut voir une de ses 911 GT3-R ramener une 2e victoire en GT3 après le Nürburgring.

Il y a aussi Fred Vervisch. Pilote peu médiatisé, le gaillard est une force tranquille, tout comme son équipe française Saintéloc qui a hélas le handicap d’être tenante du titre à Spa. Reste le cas de Maxime Soulet. L’ancien chien fou des pelotons pilote une Bentley Continental GT3 qui est considéré comme l’épouvantail du paddock. L’équipe M-Sport est de surcroît enfin bien rodée et la vitesse de ses potes Andy Soucek et Vincent Abril n’est plus à démontrer. Mais la malchance a trop souvent frappé les hommes de Malcolm Wilson ces dernières années…