Moteurs

Selon nos informations, le RACB reprendrait le championnat à son compte et le grefferait à d’autres séries TCR existantes.

La sortie fracassante de Marc Van Dalen, CEO de Kronos Events, chez nos confrères de SpeedActionTV.be a confirmé ce que nous avancions en substance le 20 septembre dernier. Les troupes de Naninne ne géreront plus l’organisation et la promotion du TCR Benelux en 2018. De trop grandes pertes financières dues à un manque d’intérêt pour la série à cause des volant prohibitifs (et d’un niveau de compétition trop élevé qui repousserait de nombreux pilotes, selon Van Dalen) ont eu raison de l’équipe qui gérait naguère le programme sportif de Peugeot Belgique.

Il n’est néanmoins pas question pour le RACB d’enterrer la série qui se voulait être le renouveau des compétitions sprints en Belgique lors de son officialisation en décembre 2014. « Je trouverais cela triste de laisser tout tomber, » nous avait confié en septembre dernier Xavier Schene, directeur de la branche sportive de la fédération. « Les autos existent et devraient coûter de moins en moins cher car elles ont été amorties. Se calquer sur le format du TCR International ou allemand pourrait nous aider à rebondir. Il est plus facile de trouver 15 pilotes avec budget même un peu plus élevé que trente. Les pilotes n'aiment pas trop partager leur voiture, leurs pneus, pour des sprints. Moins de temps de piste signifie aussi une diminution des frais d'engagements et des coûts de fonctionnement. Et puis il serait plus facile de s'insérer dans des meetings plus porteurs. Ce n'est pas notre genre de laisser tomber les teams qui nous ont suivis et ont investi dans des autos. On va tout faire pour trouver une solution.»

Selon nos informations, le RACB Sport s’occuperait seul du TCR Benelux en 2018, faute de trouver un promoteur en raison du peu de temps restant. Les différentes manches du championnat feraient partie intégrante d’autres compétitions TCR existantes. Avec par exemple, une manche à Spa avec le TCR International, l’autre à Zandvoort avec le TCR ADAC, etc. Si s’aligner sur la réglementation internationale peut s’avérer salvateur pour la compétition Benelux, reste à savoir si beaucoup de pilotes seraient d’accord de recevoir une coupe après avoir évolué durant 30 minutes dans une masse de voitures qui roulent dans un classement à part.

Plutôt qu’un ersatz de championnat, laisser au TCR Benelux un minimum d’indépendance, avec seulement l’une ou l’autre escapade dans des meetings prisés comme le TCR International en lever de rideau du WEC, serait plus judicieux. Cette formule peut fonctionner, comme l’atteste la bonne santé du Porsche GT3 Cup Challenge Benelux qui partage l’affiche avec la Carrera Cup France pendant une partie de la saison. Mais le Grand Tourisme n’est pas le “Touring Car Racing”.