Moteurs

Au bout de 4 saisons de présence en Super GT, le pilote de Thimister-Clermont est enfin parvenu à décrocher la timbale au pays du Soleil Levant.

Cette victoire, elle fait assurément du bien. Bertrand Baguette a enfin triomphé dans l’hyper-relevé championnat de Super GT japonais grâce à une victoire, qui plus est aux mythiques 1000km de Suzuka dimanche dernier. Une délivrance pour « BB » qui a vécu quatre saisons laborieuses depuis son arrivée dans l’Archipel en 2014.

Sa Honda NSX GT500 avait été jusque-là malmenée par des Nissan GT-R et autres Lexus RCF/LC500 plus performantes. Et le Nakajima Racing dont il défend les couleurs est le seul team à courir en pneus Dunlop alors que la guerre des pneumatiques fait rage avec Bridgestone, Michelin et Yokohama. A un tel point que la formation de l’ex-pilote de F1 Satoru Nakajima ne s’est plus imposée depuis… 2007 !

Mais lors des dernières 1000km de Suzuka, sur le circuit de Honda, les cieux étaient enfin avec Bertrand. La NSX n°64 s’est élancée depuis la 4e position et est montée en puissance au fil des tours. La GT blanche et bleue allait se retrouver en bagarre pour la tête de l’épreuve avec le bolide similaire du Keihin Real Racing, jusqu’au moment où cette dernière terminait sa course dans les pneus après une crevaison. Plus rien n’allait ensuite arrêter Baguette et son équipier Kosuke Matsuura qui remportent une victoire amplement méritée et permettent à Honda de renouer avec l’équivalent de nos 24 heures de Spa-Francorchamps au pays du Soleil Levant.

« J’aimerais juste dire à quel point je suis heureux », a déclaré Bertrand lors de la conférence de presse d’après-course. « Cela depuis quatre saisons que je cours au Japon et que je roule pour le Nakajima Racing. Nous avons connu beaucoup de moments difficiles depuis 2014. Nous sommes les seuls dans la classe GT500 du Super GT à courir en pneus Dunlop. Nous sommes donc en charge du développement de leurs pneumatiques, mais c’est une tâche très difficile parce que nous ne pouvons comparer nos données avec celles d’un autre team. »

« Malgré tous ces moments difficiles, Satoru Nakajima nous a toujours soutenu et ne nous a jamais mis la pression. », a-t-il souligné. « Toute l’équipe et le personnel de Honda ont travaillé d’arrache-pied pour nous permettre d’enfin gagner en Super GT. Je suis très reconnaissant pour ce qu’ils ont fait pour nous. J’ai toujours du mal à imaginer que nous avons gagné les 1000Km de Suzuka. »

Le podium de l’épreuve est complété par la Nissan GT-R n°23 NISMO de Matsuda-Quintarelli et la Honda NSX n°100 Raybrig Kunimitsu de Yamamoto-Izawa. Engagé sur la Honda NSX n°16 du Team Mugen, Jenson Button n’a pu faire mieux que la 12e place après un drive through, une pénalité et deux crevaisons, non sans avoir pointé en 3e position en début de course.