Moteurs Dauphin du championnat défunt, l’Italien a dominé les deux séances d’essais libres.

On y est. Voici la première des 19 étapes du championnat du monde 2018. Et, lors des deux séances d’essais libres organisées hier, c’est le premier des battus de la saison révolue qui s’est imposé les deux fois.

Andrea Dovizioso (Ducati) n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour s’installer à la tête des revanchards. Marc Marquez (Honda), le champion sortant, n’a évidemment pas cherché le dernier carat lors de cette première journée mais d’aucuns ont voulu se mettre en évidence afin de gagner des galons et cela ne leur a pas trop mal réussi.

Ainsi, vendredi après-midi, Petrucci (Ducati privée) et Rins (Suzuki) sortirent le grand jeu pour accaparer les meilleures places derrière Dovi. Lorenzo (Ducati) et Iannone (Suzuki) parvinrent également à devancer Marc Marquez. Même si tous ces chronos voleront sans doute en éclats lors des qualifications, il y a déjà un enseignement à tirer, à savoir que trois Ducati et deux Suzuki signèrent les cinq meilleurs chronos devant trois Honda (Marquez, Pedrosa, Crutchlow) et trois Yamaha (Rossi, Zarco et Vinales).

On ajoutera que Franco Morbidelli et Thomas Lüthi, les vedettes du Moto 2 l’an dernier, ne se sont pas quittés, signant pour l’équipe Marc VDS les 18e et 19e performances. Xavier Siméon, 23e le matin et dernier l’après-midi, n’a évidemment pas pu donner la pleine mesure de son art aux commandes de la Ducati, affrétée par le Reale Avintia Racing.

"Je suis encore loin du compte mais il faut me laisser un peu de temps afin de découvrir le Moto GP que j’aborde pour la première fois de manière officielle. Il est indispensable d’aller toujours de l’avant et de donner le meilleur de soi-même également dans les moments difficiles car on ne sait jamais de quoi demain sera fait."

Cette belle profession de foi augure d’une volonté sans détour qui, avec le temps, devrait permettre à Xavier Siméon de progresser dans l’une des disciplines parmi les plus difficiles du sport moderne.