Moteurs

L’Espagnol s’est imposé dans la Sarthe à sa 1ère tentative aux côtés de Kazuki Nakajima et Sébastien Buemi sur la Toyota n°8.

Il est venu, il a vu, il a vaincu. Grande vedette des ces 86e 24 Heures du Mans, Fernando Alonso ajoute son nom à la longue liste de pilotes à s’être imposé dans la Sarthe. Le pilote McLaren en F1 a mené à la Toyota TS050 Hybrid n°8 qu’il partage avec Sébastien Buemi et Kazuki Nakajima. L’Espagnol a réalisé un impressionnant relais pendant la nuit qui a permis à l’équipage de combler l’essentiel de son retard sur la voiture-sœur n°7 de Conway-Kobayashi-Lopez.

Très ému au baisser du drapeau à damier, Alonso ne cachait pas sa joie de s’imposer sur une des épreuves les plus convoitées au monde et de rejoindre son collègue Nico Hülkenberg, victorieux en 2015 avec Porsche, au palmarès de l’épreuve.

"J’avoue être encore sous le choc d’avoir gagné Le Mans", a confié Fernando en conférence de presse. "J’ai encore du mal à réaliser car j’ai été obnubilé et très stressé lors des derniers instants de la course. Ces premières 24 heures furent très intenses pour moi car nous avions une bagarre très serrée avec la n°7. J’ai essayé à chaque fois de ramener la voiture sans une griffe et lors des dernières heures, je souhaitais surtout qu’elle franchisse l’arrivée sans encombre."

"Mon relais nocturne fut assez fabuleux", poursuit-il. "J’ai eu beaucoup de chance dans le trafic. J’ai pu dépasser de nombreuses voitures à des endroits stratégiques afin de gagner un temps précieux. Je pense que j’étais le plus rapide dans le dernier secteur. En bref, j’étais dans de bonnes conditions. Sébastien a ensuite parachevé le travail et a fait de l’excellent travail car la n°7 restait une menace importante."

"Désormais, je vais souffler un bon coup et me reposer. Peut-être que demain j’aurais une meilleure idée de ce qui m’est arrivé ce week-end..."

Alonso n’a désormais plus que les 500 Miles d’Indianapolis à accrocher à son palmarès pour décrocher la triple couronne et rejoindre Graham Hill au panthéon. Et de deux !