Formule 1

L'Espagnol s'est ennuyé, comme le public...

Son abandon au 52e tour alors qu'il occupait la 7e place a certainement augmenté son négativisme. Pour la première fois de l'année, Fernando Alonso est rentré au stand à pied, moteur out. Il n'a ensuite pas mâché ses mots quant au scénario de cette course.

« C'était sans doute la course la plus ennuyante de l'histoire de la F1. Il ne s'est strictement rien passé. Pas un accident, pas une voiture de sécurité, pas de dépassement parmi les leaders. Il est vraiment temps que les responsables de la F1 fassent quelque chose pour améliorer la qualité du show. Ou alors, quand on a des GP aussi ennuyants, il faut rendre l'argent au public après l'arrivée, » a déclaré Fernando à Autosport.

Alors que l'on a battu tous les records samedi lors des qualifications en bouclant un tour du circuit monégasque en une minute dix, le rythme de course moyen a tourné autour des 1'19, soit huit à neuf secondes plus lent. C'est énorme. A peine quatre à cinq secondes plus rapide que les GP2. A certains moments, Max Verstappen après son premier arrêt, quand il avait le champ libre tournait trois à quatre secondes au tour plus vite que les ténors tous ralentis par un Daniel Ricciardo en proie à des problèmes de moteur, de boîte, de pneus et freins. Mais impossible de doubler sur ce circuit ni même de se rapprocher. Le seul à avoir réussi quelques belles manoeuvres est ce diable de Max Verstappen, parti 20e et dernier et remonté 9e à l'arrivée.

Outre l'étroitesse de la piste et des ailerons avant devenus beaucoup trop sophistiqués, la qualité des pneus Pirelli est la cause de la pauvreté du spectacle. Il y a trop de choix et pas assez de différences entre deux composés. Quelles que soient les options, même en chaussant les hypers tendres, tout le monde a été capable de n'effectuer qu'un seul arrêt.

Il est urgent de faire un pas en arrière. De revenir à des ailerons basiques et maximum deux sortes de pneus. La F1 est devenue trop compliquée, un sport d'ingénieurs ou l'on ne se dépasse plus qu'en lignes droites avec le DRS. Les pilotes eux-mêmes, à l'image d'un Alonso, sont frustrés par la situation. L'Espagnol se réjouit d'autant plus de se retrouver au Mans dès cette fin de semaine pour préparer les 24 Heures et un futur se dessinant de moins en moins en F1. Une chance pour Stoffel Vandoorne ? Sans doute...