Formule 1

Héros malheureux du dernier GP de Bakou après leur impressionnant crash, les équipiers de Red Bull étaient très attendus dans le paddock de Montmélo où ils sont arrivés hier ensemble et sans s'accrocher...

«J'ai revu tout le GP et j'ai pensé comme vous : je savais que cela allait arriver, » sourit l'Australien. « On s'est beaucoup parlé depuis deux semaines. Avec Max, puis avec la direction et les membres de l'usine. Je ne me sens pas coupable, mais je sais que ce genre d'accident ne doit plus arriver. Et je pense que si le même type de scénario devait se reproduire, cela n'arriverait plus. Mon erreur a peut-être été de vouloir doubler Max sans assistance, sans téléphoner à l'équipe et demander qu'il s'efface. Ce n'est pas ma conception du sport. Je disais juste que je pouvais aller plus vite. Mais bon, dans le futur, je crois que la voiture la plus rapide ne sera plus bloquée. »

Le retour de consignes d'équipe donc. « Pas en général, non, mais seulement dans un cas pareil. J'étais clairement plus rapide. »

Des excuses ont été faites : « Entre nous, non. A l'équipe, oui. On s'est retrouvé à l'usine lundi et on a promis que cela n'arriverait plus, » se marre-t-il avant de lancer : « Bon, aucune question sur Bakou 2017 (la course qu'il avait gagnée) ?»

Cet accroc pourrait-il influencer son choix pour 2019 de rester ou pas chez Red Bull : « Euh, pfff, non non. Vous savez, si Max n'avait pas été un équipier, j'aurais trouvé sa défense normale. Il se bat pour chaque centième, chaque centimètre. Moi aussi. On est des pilotes, c'est normal. On espérait évidemment que cela ne se termine pas comme cela. »

Arrivé dix minutes après son équipier, Max est nettement moins drôle, plus sur la défensive. « Si c'était à refaire ? Vous savez, en regardant les courses après c'est toujours facile. Quand je refais le GP, souvent je le gagne car je m'arrête juste au bon moment, quand il y a la voiture de sécurité,... C'est toujours plus facile. Mais bon, je regrette mon dernier mouvement. Et l'on va faire en sorte que cela n'arrive plus. On a commis une erreur. On n'a pas cherché à savoir lequel de nous deux était le plus en tort. On l'est tous les deux. Mais bon, je ne me tracasse plus avec cela maintenant. C'est moins grave que si l'auto n'était pas compétitive... »