Formule 1

Après avoir atteint les sommets au Mans, dur retour sur terre pour l’Espagnol ce week-end…

Une des premières questions à avoir fusé dans la salle de presse des 24 heures du Mans juste après l’arrivée était la suivante : comment Fernando Alonso allait-il accepter de retrouver sa McLaren juste bonne à marquer au mieux quelques points après avoir décroché le graal dans la Sarthe avec Toyota ? L’Espagnol réalise jusqu’à présent un sans-faute en WEC où il a sabré le champagne de la victoire à Spa et au Mans tandis qu’il attend ce moment en Formule 1 depuis le Grand Prix d’Espagne 2013.

Après avoir touché les étoiles la semaine dernière, Fernando ne se fait pas d’illusions. La fin de la récréation a sonné et il est conscient qu’il ne pourra que jouer une place d’honneur derrière les trois top teams. "Il faut comprendre que la Formule 1 n’est pas le WEC", explique Alonso. "Dès le début de la saison, la hiérarchie est mise en place et les positions sont quelques peu gelées. Chez McLaren, nous sommes conscients qu’il est impossible de battre Mercedes, Ferrari et Red Bull à la régulière. Dans ces conditions, l’équipe serait tout à fait satisfaite d’une 7ème place dimanche après-midi. Au vu des performances de notre MCL33, cela résonnerait comme une victoire pour nous."

La récente rumeur du paddock annonce l’arrivée de Daniel Ricciardo chez McLaren-Renault moyennant monnaie sonnante et trébuchante de la part de Woking tandis qu’Alonso irait tenter sa chance en IndyCar avec comme objectif d’enlever les 500 miles d’Indianapolis. Des envies de triple crown qui permettent de donner libre cours aux spéculations. "Je ne suis évidemment pas focalisé à 100 % sur cette triple couronne", poursuit Fernando. "Mais je reconnais que c’est un challenge attractif, d’autant que mon avenir en sport automobile est très ouvert. Au cours des deux dernières décennies, il était de bon ton de se concentrer sur une seule discipline afin de maximiser les résultats. Je trouve que c’est une bonne chose de mener plusieurs programmes de front et je suis fier d’être l’instigateur de cette nouvelle tendance."

Il est vrai que "Fernando Alonso is the new black", pour reprendre une expression anglo-saxonne…