Formule 1 L’Australien s’apprête à relever un nouveau défi en rejoignant Renault F1 et le milieu de grille

Quand Daniel Ricciardo a annoncé au début du mois d’août qu’il quittait Red Bull Racing pour rejoindre Renault Sport F1 Team, on s’est demandé si l’Australien ne nous faisait pas un remake du film Very Bad Trip. Le genre de décision que l’on prend sans réfléchir à l’issue d’une soirée bien arrosée. Quitter une écurie en mesure de gagner pour rejoindre une formation qui doit sa 4e place au classement des constructeurs à sa régularité plutôt qu’à ses performances, voilà qui est osé.

Mais après avoir passé 10 années dans le giron de Red Bull, il était temps pour Ricciardo de couper le cordon ombilical. "Je m’étais enfermé dans une force de routine au fil des saisons", indique le dernier vainqueur du Grand Prix de Monaco. "Depuis 10 ans, j’interagissais avec les mêmes personnes, j’allais dans les mêmes usines et les mêmes locaux. Je sentais que je perdais mon plaisir à courir en F1 à cause de ça. Je devais donc me lancer un challenge, ce type de challenge qui vous permet de vous découvrir. Ce que j’ai fait en rejoignant Renault."

Le discours de Dan serait différent s’il n’y avait pas un deuxième coq dans la même basse-cour avec l’encombrant Max Verstappen. De surcroît, Red Bull a cédé aux sirènes et aux yens de Honda à compter de 2019. Mais le V6 nippon n’est pas encore au niveau malgré des améliorations constantes. "Je m’entends bien avec Max mais il y avait de moins en moins de place pour deux numéros 1", avoue Daniel. "Je ne pouvais plus courir pour Red Bull dans ces conditions. Le choix du moteur Honda était également un choix risqué selon moi. C’était donc le bon moment pour aller voir ailleurs."

Néanmoins, quitter Red Bull ne fut pas une décision facile à prendre pour un pilote qui est couvé par le taureau rouge depuis la Formule 3. "J’avoue que je n’en menais pas large quand j’ai sonné à Christian Horner et Helmut Marko. J’étais assez nerveux. Mais nous avons beaucoup parlé et ils ont été très compréhensifs quant à ma décision."

Même s’il est en partie la cause de son départ, Ricciardo a un pincement au cœur à l’idée de quitter son copain Verstappen. "Max va me manquer. On s’est beaucoup marrés, notamment lors des spots promotionnels de Red Bull où l’on a fait les 400 coups."

Sacré Honey Badger qui ne retient que les moments positifs avec son poil à gratter d’équipier. À Renault de profiter allègrement en 2019 du sourire de cet Aussie si attachant…