Formule 1

Le Belge a terminé son calvaire au 15e et dernier rang.

C’est un Stoffel Vandoorne décontracté que l’on a pu voir après l’arrivée nous raconter sa course: "Comme j’étais 17e sur la grille, on a décidé de changer de moteur et je suis parti dernier. Au premier virage, j’ai vu Hulkenberg se louper et Fernando s’envoler devant moi. J’ai dû faire un peu de slalom pour éviter les débris mais au final je n’ai gagné que quatre places. J’étais avant-dernier sur la piste donc le team a décidé d’essayer quelque chose de différent en me rappelant directement pour chausser d’autres pneus. Je n’avais pas grand chose à perdre. Mais alors que je m’attendais à ce qu’ils me chaussent de gommes supers tendres, ils m’ont mis les médiums avec lesquels je ne pouvais absolument pas suivre le rythme. J’ai donc roulé seul derrière tout le monde. Lors des pitstops des autres j’ai gagné quelques places très vite reperdues. J’ai donc décidé de m’arrêter une deuxième fois pour chausser les supers tendres et essayer de m’amuser quand même un peu."

McLaren a-t-elle vécu le pire week-end de son histoire en termes de compétitivité et de résultats? "Oui sans doute. Après les essais hivernaux, on nous avait promis plein d’évolutions pour Melbourne qui ne sont jamais arrivées. L’Australie a néanmoins été notre meilleure course. Depuis, on ne fait qu’aller en marche arrière. Et cela ne va pas s’arranger lors des dernières courses. Il n’y a plus qu’à Singapour qu’on peut espérer encore faire un résultat." Malgré cela, Stoffel espère-t-il encore faire partie de ce team historique n’étant plus que l’ombre aujourd’hui de ce qu’il a été? "Oui, car les choses peuvent évoluer, ce n’est pas la même personne qui dessinera la future voiture…" En tout cas, il n’est pas impatient d’être à Monza. Mais il y sera, peu importe les rumeurs. "Je l’ai répété 100.000 fois ce week-end: oui je vais finir la saison au volant de la McLaren…" Soulagement ou punition?