Formule 1 Sur la sellette, Stoffel Vandoorne a livré l’une de ses meilleures prestations en F1.

Alors que son avenir se joue en coulisses et que les rumeurs le concernant sont de plus en plus alarmistes, Stoffel Vandoorne a donné sa réponse sur la piste, hier, lors du GP de Hongrie.

Seizième sur la grille après n’avoir pas pu boucler la dernière minute déterminante en Q1 à la suite d’un manque de batterie, le Belge, piqué au vif, a montré un tout autre visage hier au bord du Danube.

Bien parti, le pilote McLaren a fait l’extérieur au premier virage pour boucler le premier tour en 13e position. Il a ensuite pris le sillage de Fernando Alonso. Après 41 tours, son retard sur le double champion espagnol était à peine de trois secondes et demie, soit moins d’un dixième au tour.

Et après un arrêt éclair, il revint même à moins de deux secondes de l’autre monoplace orange. Avant, hélas, d’être trahi par sa boîte de vitesses à moins de vingt tours de l’arrivée alors qu’il occupait la 9e place.

"C’est très frustrant," avouait-il . "Je faisais une très bonne course. Je n’avais plus qu’à ramener l’auto à la maison pour marquer deux points."

Des unités bienvenues car ses récents résultats et les statistiques de sa deuxième saison en GP ne lui sont pas favorables.

Et les rumeurs faisant état d’une prochaine mise à pied, peut-être même encore cette année, semblent fondées.

S’il continue officiellement à le soutenir "techniquement et moralement," le management de McLaren avoue qu’il "parle à d’autres pilotes. C’est normal à ce moment de la saison", confie le patron Zak Brown à un journaliste flamand s’inquiétant pour le futur immédiat de notre compatriote.

Un remplacement dès cette saison est-il encore possible ?

"C’est très peu probable," a répondu le boss américain.

Mais est-ce exclu ? "C’est très peu probable", a-t-il répété.

Stoffel sera-t-il au départ du GP de Belgique dans moins de quatre semaines ? "Oui, je suis très confiant", a déclaré Stoffel avant de s’envoler pour la Grèce. "Vous savez, après deux mauvais GP (NdlR : avec un mauvais châssis), rien n’est bon. Et après une belle course, vous êtes un dieu, c’est la F1."