Formule 1 La presse italienne et le camp Mercedes remontés contre le pilote Ferrari

Absents de la Coupe du Monde de football, les Italiens ont du mal à digérer la manière dont Sebastian Vettel s’est torpillé lui-même au départ du Grand Prix de France, l’Allemand entraînant le pauvre Valtteri Bottas dans sa chute. "Il a commis une erreur d’amateur" , a indiqué le célèbre quotidien rose, la Gazetta dello Sport. "Ferrari fonctionne bien et son impulsivité lui a coûté dix points."

Disons plutôt entre cinq et huit car il n’aurait sans doute pas battu Lewis Hamilton, même si sa stratégie pneumatique était la meilleure. Un Britannique estimant que son rival pour le Mondial s’en est finalement tiré à bon compte dans cette affaire, même s’il accuse désormais un retard de quatorze unités au classement. "Il nous a empêché de signer le doublé. Il a ruiné deux courses, la sienne et celle de Valtteri. Je ne trouve pas normal qu’il s’en sorte avec seulement cinq secondes. Une tape sur la main alors que la personne qu’il a éliminée termine derrière lui."

Il existe d’autres mesures plus sévères. "Un passage obligé par le stand ou un stop-and-go de dix secondes aurait été une sanction plus appropriée", estiment en choeur Toto Wolff et Niki Lauda. On peut effectivement se demander si la punition aurait été la même si c’est la Benz de Lewis Hamilton qu’il avait bousculée et non celle du Finlandais. Or vous ne pouvez théoriquement pas mettre de pénalité à la tête du client.

Or, ici, les commissaires sportifs ont voulu ne pas trop ruiner la course et le Mondial de Sebastian Vettel. Le genre de paramètre dont vous ne devriez pas tenir compte. La sanction devrait être la même pour Vettel gâchant la course de Bottas que pour Romain Grosjean accrochant de la même manière le leader du Mondial. Et ce n’est pas le sentiment qu’avait la majorité du paddock. "Les commissaires doivent juger le fait au moment même et ne peuvent pas tenir compte du résultat final", a expliqué le directeur de course Charlie Whiting.

Un accident lors du moment stressant du départ serait par ailleurs toujours plus pardonnable, et estimé comme un fait de course. Il est évident, dans le cas de Vettel, que la faute n’était pas volontaire. On en revient toujours au même débat : la F1 mériterait des commissaires sportifs permanents et impartiaux qui prendraient des décisions équitables, prévisibles et non pas aléatoires. Un arbitre professionnel sachant quand une faute mérite un carton jaune ou rouge…