Formule 1 Les pilotes Ferrari et les tifosi sont tous très déçus après cette cuisante défaite

Ils espéraient le doublé, ils n’ont même pas eu la victoire qu’est allée chercher, de mains de maître, un grand Lewis Hamilton.

Ce dimanche à Monza, Maranello a enregistré une cuisante défaite même si en terminant 2e et 4e, la Scuderia a encore limité les dégâts dans les deux championnats.

"On avait la vitesse pour gagner aujourd’hui, mais malheureusement mes pneus n’ont pas tenu la distance", regrettait Kimi Raikkonen, monté pour la centième fois de sa carrière sur un podium de F1. "À 20 tours de l’arrivée, j’ai su qu’il serait impossible de résister. Je peux encore m’estimer heureux d’avoir pu terminer 2e car on a pris de gros risques."

À l’agonie, partant en lambeaux, les gommes arrière étaient prêtes à exploser. "C’est décevant pour l’équipe et pour les fans qu’un aussi beau week-end se termine de cette façon."

Contrairement à son équipier, le poleman Kimi n’avait toutefois pas grand-chose à se reprocher. Plutôt que de faire profil bas après un nouveau couac, Sebastian Vettel accusait son rival Lewis Hamilton de "ne pas lui avoir laissé suffisamment de place".

On voit toutefois difficilement comment le Britannique, sur le vibreur extérieur, aurait pu faire. Ce virage ne permet pas vraiment à deux pilotes de passer de front. Et le pilote Mercedes avait pris l’avantage au freinage. C’était à l’Allemand de ralentir plus. Ce qu’il n’a pas réussi à faire en perdant de l’appui dans le sillage de Kimi.

"Ce n’est pas la fin du monde", commenta-t-il à nouveau, comme après sa victoire jetée à l’eau à Hockenheim. "Trente points cela peut paraître beaucoup, mais il reste sept GP à disputer et nous savons que nous possédons une voiture capable de s’imposer partout. La situation peut vite s’inverser."

Ce serait sans doute vrai si vous mettiez Lewis Hamilton dans la Ferrari. Car le Britannique, lui, commet beaucoup moins d’erreurs et sait profiter de la moindre occasion. Au contraire de son rival résistant mal à une pression de plus en plus forte. Car il est bien parti pour louper à nouveau le titre...