Moteurs

Le pilote de Cul-des-Sarts retrouve le volant d'une top Citroën DS3 R5.

Douze mois après une dernière apparition se soldant par un abandon, carter cassé, avec la Hyundai R5 dont plus aucun exemplaire n'est d'ailleurs engagé sur cette épreuve, François Duval est de retour au Rallye du Condroz. « J'aime bien cette épreuve que j'ai remportée à deux reprises, la dernière fois il y a déjà dix ans avec la Punto, » se souvient Dudu. « Même si cette année je trouve le parcours trop rapide. A Marchin, il y a une ligne droite de 4 km. Cela va plus favoriser les moteurs que le pilotage... »

Absent des rallyes modernes cette année, notre ex-vainqueur de WRC retrouvera pour l'occasion le volant d'une Citroën DS3 R5 engagée par MY Racing. Une auto comparable à celle imposée l'an dernier par Craig Breen, la version Burton Racing (confiée ici à Bruno Thiry) avec laquelle il avait mené le Rallye de Wallonie 2016 avant de sortir de la route. « J'ai appelé Yves Matton car c'est un passionné et je sais qu'il m'aime bien. J'avais un sponsor et je savais qu'il pourrait m'aider à monter quelque chose de correct. On a même déjà des plans pour 2018... »

Pas un retour en WRC hélas, mais trois ou quatre courses sur l'année, en Historic, rallycross et pourquoi pas en moderne avec la nouvelle C3 R5 ? En attendant, il faudra faire bonne figure au Condroz avec une auto moins véloce à la base que les nombreuses Skoda.

Une voiture un peu inférieure, un manque de rythme certain par rapport aux habitués du championnat de Belgique, François devra encore compter sur son immense talent pour compenser. « Je me suis déjà souvent retrouvé dans cette position. Mais je ne peux pas faire de miracle non plus. Lors de ma dernière participation en rallycross en Lettonie, j'avais d'ailleurs pris mon billet d'avion retour à l'heure de la finale car je savais que je n'avais aucune chance d'y accéder. Il ne faut pas rêver. Malgré ma sortie, j'ai gardé un bon souvenir de la DS3 R5. Mais ne comptez plus sur moi pour me mettre la pression. Je ne viens pas ici pour gagner mais pour m'amuser. Mes copains m'ont récemment encore fait remarquer que cela faisait longtemps que je n'avais plus terminé un rallye. Je ne me souviens d'ailleurs plus de ma dernière arrivée dans un rallye moderne. Aujourd'hui je suis devenu plus sage. Je ne vais plus prendre tous les risques. Il y a dix ans, je prenais tous les 140 à fond les yeux fermés. Maintenant il m'arrive de lâcher. »

Voilà qui devrait rassurer son nouvel équipier, le Hutois Xavier Portier. « Le courant passe bien, » assure Duval qui roulera avec le 11 sur les portières, son numéro fétiche depuis le karting. « Il fait le même métier que moi. Il a un garage Mercedes. » Ouille, un concurrent de la marque chère au coeur de François... « Ca va, il ne travaille pas dans la même région, » sourit le papa d'Antoine, un gamin pas prêt à assurer la succession sur quatre roues. « Il n'a pas plus envie que cela de rouler en karting. Il préfère le foot. Sa maman m'a dit que je devais me faire une raison... »