Moteurs Kris Princen en quête d’un troisième succès à Huy.

Auteur d’une saison en dents de scie avec trois succès sur les rallyes d’un jour au Haspengouw, au Sezoens et à l’East Belgian mais aussi une absence (Wallonie) et deux sorties de route (Spa et Roulers), Kris Princen débarque à Huy avec l’ambition de défendre ses dernières chances pour un titre de champion de Belgique qu’il n’a plus décroché depuis 1999. Un sacré bail...

"Je compte actuellement douze unités de retard sur Vincent Verschueren", explique le pilote de la Skoda BMA. "Cela signifie que si je gagne ici ce dimanche, mon rival peut se contenter d’une quatrième place."

Ses chances sont donc relativement faibles, mais elles existent, surtout sur un Condroz toujours très sélectif.

"On doit impérativement marquer douze points de plus que lui. Nous n’avons clairement plus notre sort entre les mains. Pour moi, l’objectif est très clair. Je veux m’imposer pour la troisième fois ici après les éditions 2005 et 2014. Honnêtement, je préférerais d’ailleurs une nouvelle victoire qu’un second titre."

Mais s’il peut décrocher les deux... "Le beau plateau pourrait jouer en ma faveur même si je vais devoir me cracher dans les mains pour devancer Kevin Abbring et François Duval, mais aussi Ghislain de Mevius. Il ne faut pas oublier non plus Guillaume Dilley et Cédric Cherain, on ne sait jamais. Autant de bons pilotes qui, je l’espère, pourront s’intercaler entre moi et Verschueren. J’espère de la pluie car je constate que je suis toujours plus à l’aise quand il fait mouillé. C’était encore le cas à Saint-Vith. Or j’ai l’impression que c’est plutôt le contraire pour Vincent. Plus c’est piégeux, mieux ce sera donc pour nous."

Habitué de l’épreuve, le pilote de Saint-Trond n’apprécie guère le découpage de cette 44e édition. "Je trouve que d’année en année on roule de moins en moins dans la partie Condroz. C’est dommage car c’est plus intéressant que sur les routes de remembrement de Hesbaye. Je ne vois pas l’intérêt de la show de Strée, du moins pour les pilotes. Les risques de neutralisation, en cas de sorties ou de crevaisons, seront nombreux. La terre va se creuser et l’on ne sait pas dépasser un concurrent plus lent. Enfin je regrette la disparition de la boucle nocturne pour les premiers. Franchement, il y aurait moyen d’imaginer un bien plus beau découpage."

Reste à voir ce qu’il en est des autorisations communales. Organiser un rallye est tout sauf simple...