Moteurs

Un an après une première édition spadoise totalement réussie et quatre mois et demi déjà après la venue du World Endurance Championship pour les 6H de Spa, l’European Le Mans Series est de retour, ces 22, 23 et 24 septembre, dans notre belle Ardenne pour l’avant-dernière manche de sa saison 2017.

Et le moins que l’on puisse dire est que la « petite soeur » du WEC se porte plutôt bien avec un plateau complet de 35 bolides dont une trentaine de prototypes LMP2 et LMP3 et une poignée de GT.

Et ce qui plait dans ces épreuves d’endurance, outre le format sur 4h (départ le dimanche à 13h) et l’esprit du Mans, c’est l’équilibre entre les forces en présence. Le gage de courses disputées, indécises avec souvent de nombreux rebondissements tant dans la catégorie de pointe du LMP2 qu’en LMP3 avec dix-sept voitures en lutte pour une prestigieuse victoire de classe.

Devenues aussi rapides que les LMP1 d’il y a quatre ou cinq ans à peine, les bruyantes LMP2 (rappelons tout de même que c’est une voiture de cette catégorie qui a failli gagner la dernière édition des 24 Heures du Mans) offrent un spectacle d’enfer qui, dans le cadre de l’ELMS, est totalement gratuit durant trois jours.

La moitié de la grille est composée de prototypes et équipes présents dans la Sarthe en juin dernier avec des châssis Ligier, Dallara ou Oreca propulsés par le puissant moteur Gibson. On citera l’équipe G Drive, leader du championnat teams, mais aussi les réputées écuries SMP Racing, Graff, United Autosports, Algarve Pro Racing, Racing Team Nederland (avec l’inusable ex-pilote de F1 Jan Lammers), le Panis-Barthez Compétition (avec l’ancien champion du monde des Bleus au volant) ou encore les Américains du Dragon Speed, vainqueurs en 2016 avec Nicolas Lapierre et Ben Hanley.

Du côté des pilotes, le championnat est actuellement mené par la paire composée du Français Leo Roussel et du Mexicain Memo Rojas devant l’ex pilote officiel Audi Filipe Albuquerque, Hugo De Sadeleer et Will Owen. Pas de pilote ni team belge inscrit à la saison, mais, comme l’an dernier, une bonne surprise de dernière minute n’est pas à exclure…

Enfin, il y aura tout de même un bel accent du pays dans les courses annexes avec le team DKR Engineering actuellement en tête de la Michelin Le Mans Cup avec la Norma LMP3 pilotée par notre compatriote Jean Glorieux, tandis que trois de nos jeunes loups croiseront le fer sur leurs terres lors des manches conjointes de la Formula Renault Eurocup et de la Formula Renault NEC avec Max Defourny, récent vainqueur au Castellet, Ghislain Cordeel et l’Anversois Gilles Magnus.