Moteurs

Responsable sportif chez Citroën Sport

HUY Si Marcus Grönholm n'est pas couronné ce week-end ni début du mois prochain au Pays de Galles, c'est que le titre mondial sera revenu, pour la quatrième fois consécutive, à Sébastien Loeb. Un champion français dans l'ombre duquel oeuvre un autre Belge, Yves Matton.

Aujourd'hui âgé de 40 ans, ce Hutois bon vivant a débuté sa carrière en tant que pilote amateur. Les problèmes avec la justice de son père, patron de l'entreprise familiale Interagri, l'ont toutefois vite poussé à voler de ses propres ailes.

Ainsi, en 1990, il crée la structure de location de voitures de rallye Prorace. Sept ans plus tard, il devient coordinateur du team du milliardaire belge Gérard Magniette, Future World. Puis en 2001 passe dans les rangs de Kronos où il ne restera que deux saisons avant d'être enrôlé par Citroën Sport fin 2002. Vite devenu coordinateur, il a été nommé voici plus de trois ans au poste de team manager de Citroën Sport sur le WRC.

Mais qu'implique donc ce rôle de numéro 2 de Citroën Sport, de bras droit de Guy Fréquelin ? "Pas mal de choses," nous explique celui que l'on surnomme Bison . "J'ai pas mal de responsabilités. Tout d'abord l'aspect logistique, déplacement des hommes et du matériel. Ensuite les relations avec la FIA, le suivi et l'évolution de la réglementation. Je suis le représentant de Citroën lors des réunions constructeurs avec la FIA. Je m'occupe aussi des relations avec les organisateurs, des aspects promotion et marketing. J'assiste également sur le terrain Guy Fréquelin dans la gestion de la course. Mon point fort est la parfaite connaissance des règlements. Un de mes objectifs durant les rallyes est de toujours apporter la bonne information à nos pilotes. Notre méthode de travail ne laisse rien au hasard. Au niveau des prévisions météo par exemple, déterminantes pour les choix de pneus, nous sommes les plus forts. C'est grisant de participer ainsi à l'effort du team. Lorsque l'on gagne, j'ai le sentiment du devoir accompli. C'est plus dur quand on perd... "

Travaillant à Paris la semaine, de retour uniquement à Huy les week-ends quand il n'y a pas de rallye, Yves a consenti pas mal de sacrifices, notamment familiaux : "J'ai fait cela durant quatre ans et estime avoir dépassé mes objectifs. J'espérais succéder à Guy à la tête de l'équipe. Ce n'est pas le cas et je suis déçu. Dans ces conditions, j'ignore encore si je vais rester."

Bison futé a toujours un itinéraire bis quand cela bloque...



© La Dernière Heure 2007