Moteurs Entretien avec Maxime Soulet, favori pour le titre GT3 Endurance, ce dimanche, en Espagne.

Avec huit points d’avance avant l’ultime épreuve de 3H, ce dimanche sur le circuit Catalunya de Barcelone, Maxime Soulet et ses comparses Andy Soucek et Vincent Abril partent clairement favoris dans la course au titre en Blancpain GT Endurance Series. Seul le trio de Lamborghini Caldarelli-Bortolotti-Engelhart peut encore empêcher l’équipage Bentley, vainqueur au Castellet et deuxième des 24H de Spa, de décrocher la timbale.

Maxime, à quelques jours du verdict, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

"À vrai dire, j’essaie de ne pas trop y penser. Bon maintenant, c’est foutu (rires) . On sait qu’on pourrait se contenter de suivre la Lambo de nos rivaux mais on veut décrocher ce titre avec panache, en gagnant si possible. On a fait de bons essais privés ici il y a un mois et on devrait être compétitifs. On a franchement toutes les cartes en main pour y arriver et on serait tous très déçus si ce n’était pas le cas."

Si le titre se joue entre vos deux équipages, il y aura comme toujours de nombreux candidats à la victoire.

"Oui. On espère que cela pourrait jouer en notre faveur. Si nous ne sommes pas capables de l’emporter, on espère que d’autres pourront empêcher la Lambo de prendre les 25 points. De notre côté, on devra bien sûr veiller à ne surtout pas s’accrocher. Et on espère que la direction de course ne commettra plus d’erreur comme lors de la dernière course au Nürburgring où l’on nous a infligé une pénalité qui n’était pas justifiée. Dommage car on aurait pu encore finir sur le podium."

Comment est l’ambiance avec vos concurrents ?

"Tendue. C’est normal. Mais on ira tous boire des bières ensemble dimanche soir si le combat est resté correct et sportif."

Que représente pour vous la perspective de cette couronne Blancpain ?

"J’ai 34 ans et après une dizaine d’années en GT, ce serait un aboutissement. J’attends ce sacre depuis longtemps. J’ai consenti pas mal d’efforts pour arriver jusqu’ici. J’ai toujours continué à y croire et je pense que ce serait mérité."

Savez-vous déjà de quoi sera faite votre saison 2018 ?

"Oui, je rempilerai avec Bentley. Mon contrat court jusqu’à fin 2018. Dès la semaine prochaine, je serai au Portugal pour débuter le développement de la nouvelle Bentley GT3. Cette année, j’ai disputé douze courses. Je trouve cela trop peu. Je suis très heureux où je suis mais j’aimerais étoffer mon programme l’an prochain."

En ajoutant quoi ?

"Depuis que j’ai eu l’occasion de tester la Bentley Speed8 LMP1 qui a remporté les 24H du Mans, je rêve de rouler en proto. En LMP2. En ELMS peut-être ou alors aux États-Unis. Ce serait top. Mais je n’ai pas de manager. Je me suis toujours géré seul. Il me faudrait peut-être quelqu’un possédant un bon carnet d’adresses pour faire évoluer ma carrière et viser encore plus haut."