Moteurs Il y a une quinzaine de jours, Xavier Siméon a souffert le martyre du premier au dernier tour.

Ses douleurs à l’avant-bras droit ont très rapidement été identifiées comme un syndrome des loges. Le muscle trop gonflé exerce une pression au niveau de la loge et les douleurs peuvent être tellement fortes qu’elles débouchent habituellement sur une opération qualifiée de banale. Au moyen d’une incision au niveau de l’aponévrose qui soutient la loge, on libère le muscle et la douleur disparaît quasi instantanément.

"Mon médecin espagnol a également évoqué le syndrome des loges mais il n’en est pas encore convaincu à 100 %", explique Xavier Siméon. "D’ailleurs, lors des essais libres du mardi, 48 heures après le Grand Prix de France, je n’ai plus du tout eu mal. Je ne dis pas que je ne serai pas opéré un jour mais cela se fera sans précipitation. Si ça recommence au Grand Prix d’Italie ce week-end, je sais ce qu’il me restera à faire. Cela dit, je n’ai jamais eu ce problème avant Le Mans et ce souci, toujours d’après les spécialistes, peut ne plus jamais réapparaître."

Au Bugatti, Xavier n’a pas été en mesure de prouver quoi que ce soit en matière de compétitivité. Le mal le rongea et son esprit se focalisa sur cette seule douleur. "Pourtant, après les essais, j’étais positif, sentiment qui m’a abandonné le dimanche. J’ai subi la course. C’est déjà suffisamment difficile comme ça et je n’ai vraiment pas besoin que des problèmes physiques s’ajoutent encore. Je dois avoir tous mes moyens à disposition pour pouvoir évoluer dans un peloton où mes adversaires ne m’attendent pas. Le Mugello, où nous faisons étape ce week-end, est un circuit que j’apprécie beaucoup. J’espère que mon avant-bras ne se manifestera plus."

Son équipier Tito Rabat, blessé au bras gauche en France, a été opéré et d’après Xavier Siméon, il rejoindra le peloton ce vendredi.

Ce Grand Prix d’Italie ne manquera pas de sel et on s’attend évidemment à ce que Marquez et Rossi se retrouvent sur la même route. Le nonuple champion du monde sera soutenu par des milliers de tifosi qui n’auront d’yeux que pour lui. Le dénouement du Grand Prix d’Argentine est toujours dans les mémoires.

Les Italiens n’ont pas accepté le sort que Marquez a réservé à leur champion. Même si, apparemment, les deux pilotes ont décidé de s’ignorer, cela ne veut pas dire que Rossi, avec le soutien de ses supporters, ne tentera pas de déstabiliser son éternel rival.