Moteurs

Le Belge clôture la saison en beauté, avec un 4ème succès cette saison. Le pilote Hyundai devance la Fiesta de Ott Tanak et l'autre i20 WRC de son équipier Hayden Paddon.

Cette fois, il a géré cela comme un grand. Reparti avec vingt secondes d'avance dimanche matin pour la dernière étape, le Belge avait pourtant vu le Finlandais Jari-Matti Latvala revenir à moins de dix secondes au terme de l'ES18 fatale à Craig Breen (tonneaux, une spéciale après que son équipier Stéphane Lefèbvre ait tapé un arbre). Surpris par une grosse averse, « TN » n'avait pris aucun risque. « Je gère, ne vous inquiétez pas. » Il a ensuite directement réagi en signant le meilleur temps dans l'ES19 histoire de repousser le Finlandais à 14.7.

L'annulation de l'avant-dernière spéciale suite aux pluies torrentielles la rendant impraticable l'a bien aidé. Mais que dire de la sortie de route de son premier dauphin dans la toute dernière spéciale, Latvala finissant sa course dans un arbre, heureusement sans gravité pour l 'équipage. Bloqué un instant sur la ligne de départ, Thierry n'avait plus qu'à sagement rejoindre l'arrivée ensuite, un très modeste 8ème chrono lui permettant de s'imposer pour la sixième fois de sa carrière en Mondial, la quatrième cette saison, avec 22 secondes d'avance sur Tanak, son équipier Hayden Paddon complétant le podium devant un Seb Ogier transparent ce week-end.

« Wouaw, je suis très heureux de cette victoire et de la manière dont nous l'avons construite. En nous montrant patients le premier jour, en mettant ensuite la pression sur le leader puis en contrôlant la course. Bravo à toute l'équipe. Même si on n'a pas ramené les titres espérés, ils ont fait du super boulot, » a déclaré Thierry Neuville qui, avec son fidèle équipier Nicolas Gilsoul, s'impose en Australie douze ans après François Duval.

Ce résultat leur permet de devenir vice-champions du monde pour la troisième fois après 2013 et 2016. « Ce n'est pas passé loin au final, on réessayera l'an prochain avec une voiture toujours aussi performante et encore plus solide. Rendez-vous à Monte-Carlo. »

Avec quatre succès, plus du double de scratches du champion Ogier, Thierry Neuville a de loin été le meilleur performer de la saison. Mais ses quatre touchettes et abandons ou arrivées hors des points lui auront coûté son premier titre mondial. Partie remise en 2018.