Moteurs Après une 1re étape difficile, le Lion a signé un triplé avec la victoire de Cyril Despres.

Le Dakar n’avait pas démarré sous les meilleurs auspices pour Peugeot Sport. La première journée avait été marquée par les problèmes de freins de Sébastien Loeb et le manque de rythme de Stéphane Peterhansel. Cyril Despres et Carlos Sainz n’avaient pas non plus pointé le bout de leur nez. Mais comme le dit si bien le dicton de La Fontaine : "Rien ne sert à courir, il faut partir à point." Une phrase qui résonne particulièrement sur le rallye-raid et que le clan de Sochaux a fait sien ce dimanche.

La deuxième étape était particulièrement redoutée des concurrents. La faute à des dunes péruviennes omniprésentes. Mais les montagnes de sable s’annonçaient comme étant favorables aux 3008 DKR Maxi, dont la largeur accrue permet une meilleure stabilité en hors-piste. Passant à travers toutes les embûches, Cyril Despres a rejoint le bivouac de Pisco avec le meilleur chrono au terme des 267 km contre la montre.

"Le contrat est rempli", s’est réjoui l’ancien motard. "La spéciale était compliquée avec des dunes très hautes. Le terrain était hostile, il ne fallait pas faire d’erreur sous peine de perdre beaucoup de temps. La 3008DKR Maxi a très bien fonctionné dans ces grands espaces. David ne s’est pas fait piéger avec les nombreuses traces faites par les spectateurs."

Une performance qui permet au Français de grimper à la 2e place du classement général, à seulement 14 secondes de son illustre équipier Stéphane Peterhansel. "Nous perdons quelques minutes pour trouver des waypoints cachés", souligne le 2e de l’étape. "La spéciale était très belle en hors-piste avec des très grandes dunes. La navigation était compliquée. Notre performance n’est pas la meilleure mais nous sommes malgré tout satisfaits. La course commence maintenant."

Le podium est complété par un Sébastien Loeb bien remis de ses déboires de samedi. "Nous avons fait une bonne spéciale", admet l’Alsacien. "Notre objectif est de ne pas perdre trop de temps au Pérou. Tout se passe bien pour l’instant. Notre rythme est bon."

Ce lundi, cap sur San Juan de Marcona où le hors-piste sera légion. Attention aux passages dans les canyons qui peuvent jouer des mauvais tours. Les motos et quads abandonneront les autos pendant une quinzaine de kilomètres, sans pour autant augmenter la distance du tracé. Les novices sur le rallye, dont certains auront déjà connu des difficultés, commenceront à perdre de leur fraîcheur…

© DR

Mini et Toyota se ramassent

Les sourires sous la tonnelle Peugeot contrastaient avec les grises mines affichées chez Mini et Toyota. Car, si Giniel De Villiers (Toyota) et Mikko Hirvonen (Mini) ont complété le quinté du jour, on a perdu des plumes côté allemand et japonais. Chez Mini X-Raid, on a perdu Bryce Menzies sur accident. Désemparé devant son buggy disloqué, le premier Dakar du rookie américain s’arrêtait déjà. Nani Roma voyait l’arrivée mais à… 22 minutes de Peterhansel. Ajoutez à cela le contact fratricide entre Yazeed Al-Rajhi et Boris Garafulic, et cette 2e étape est clairement à oublier pour Mini.

Vainqueur de la 1re étape, Nasser Al-Attiyah (Toyota Overdrive) a été piégé par sa position d’ouvreur. Résultat, près de 7 minutes perdues. "En plus, Mathieu est tombé malade au bout d’une centaine de kilomètres", peste le Qatari. "Mais demain est un autre jour."


Les Belges au Dakar

Ramon abandonne

Jeroen Raman (Yamaha) a dû abandonner lors de cette 2e étape du Dakar 2018, disputée sur une spéciale de 267km autour de Pisco, au Pérou, ont annoncé les organisateurs. Déjà en grosses difficultés la veille lors de la première étape de 31km dans le sable, le seul motard belge engagé dans cette 40e édition a du mettre définitivement pied à terre dimanche. Jeroen Ramon n’a pu franchir les dunes de sable et est l’un des cinq motards à avoir du jeter l’éponge en cette fin de week-end. Ils sont déjà sept dans la catégorie moto à avoir abandonné. Le Belge disputait son 9e Dakar, 12 ans après son dernier, en 2006.