Moteurs

Victorieux du 1er Rallye de Wallonie sur Porsche 911, Patrick Snijers sera à nouveau au départ de l’épreuve namuroise au volant d’une GT de Stuttgart cette année.

Pour sa 1ère édition en 1984, le Rallye de Wallonie allait sacrer un vainqueur qui allait devenir un des grands noms du rallye belge : Patrick Snijers. Né de la fusion entre les 500 kilomètres d’Andenne et la Ronde du Nouveau Namur, l’épreuve tracée autour du triangle Ciney-Jambes-Andenne allait réserver un combat royal entre deux Porsche 911 SC RS : d’un côté Robert Droogmans sous les couleurs de Belga et RAS Sport, de l’autre Patrick Snijers dont la 911 soutenue par Bastos sortait des ateliers de Jean-Pierre Gaban.

Si Snijers réalisait le meilleur envol, Droogmans prenait progressivement le dessus. Mais tout s’écroula pour Le Droog quand son moteur rendit l’âme dans la 36e spéciale. Son rival n’avait plus qu’à se laisser glisser vers la victoire. « Ce fut un très beau rallye », nous a rappelé Snijers. « Je me souviens surtout de ma bagarre avec Droogmans pour le leadership. Et derrière, il y avait Dumont sur Renault 5 Turbo et Guy Colsoul sur Opel Manta 400 qui se chamaillaient pour une place sur le podium. Dans tous les cas, ma victoire au Wallonie 84 ne me rajeunit pas. Cela prouve que je deviens vieux (rires) ! »

Le gaillard d’Alken allait ensuite s’imposer en région namuroise dès l’année suivante sur Lancia 037 ainsi qu’en 1994 et en 1996 sur Ford Escort. Aligné à nouveau sur une Porsche 911 cette année (une 997 GT3, ndlr), Patrick a pourtant failli s’imposer sur une machine de Stuttgart il y a 10 ans. « En 2008, je roulais sur une 996 », souligne-t-il. « J’étais en tête avant le début de la dernière journée. Mais dès le début de l’étape du dimanche, j’ai cassé un cardan. Hubert Deferm a finalement gagné sur Subaru. »

De là à jouer les avant-postes pour cette 35e édition ? « Le Wallonie est un terrain qui est pas mal pour les Porsche. Mais les R5 sont plus efficaces, notamment pour les vitesses de passage en virage. S’il fait sec, il y a moyen d’être devant pendant l’une ou l’autre spéciale et de revendiquer une victoire partielle. Au classement final, on peut faire un Top 10 si tout va bien. Mais il y a seize R5 et une poignée de WRC face à nous. La tâche ne sera pas facile. »

Après son gros crash au TAC Rally, Patrick s’est montré rassurant sur les dommages de sa Porsche. « La voiture était bien abîmée mais ce n’était pas si grave que ça. Nous avons remplacé pas mal de pièces et la 911 sera fin prête pour ce jeudi. »

Ce week-end, les spectateurs en auront pour leur argent en se délectant des longues glissades et de la douce mélodie de la Porsche de Snijers !