Moteurs Tout arrive, même la très sélecte marque british sacrifie à la mode du SUV.

On connaissait déjà la luxueuse Bentley Bentayga, apparue sur le marché voici deux ans. Celle-là aura désormais une rivale encore plus prestigieuse puisque Rolls Royce, après bien des hésitations, a décidé, à son tour de produire un Sport Utility Vehicle .

Une chose est sûre, on le reconnaîtra au premier coup d’œil. Certes, il y aura, comme il se doit, culminant sur la calandre, la fameuse Spirit of ecstasy, la statuette emblématique de la marque, créée en 1911 par le sculpteur anglais Charles Sykes pour enjoliver les bouchons de radiateur. Mais davantage encore, c’est toute la face avant qui est aisément reconnaissable.

Une vraie Rolls, donc, qui porte le nom de Cullinan, en référence au plus gros diamant jamais découvert (3.106 carats ou 621 grammes). C’était en 1905, dans la mine de Sir Thomas Cullinan, en Afrique du Sud; il orne la couronne de la souveraine du Royaume-Uni.

Si le Bentayga ne fait pas l’unanimité en ce qui concerne sa ligne, que d’aucuns jugent à la limite du "vulgaire", il n’en va pas de même pour le Cullinan, qui cadre parfaitement avec les canons sacrés de Rolls Royce.

À l’intérieur, le cuir souple est (évidemment) omniprésent, de même que les coutures en fil contrasté, les tapis de laine profonde, les marqueteries de bois, les garnitures en laiton chromé, les fameuses tirettes d’orgue pour commander les aérateurs, les tablettes au dos des sièges massants, les écrans tactiles connectés pour chaque passager, et même, suprême raffinement, le frigo à champagne placé dans l’accoudoir.

À noter qu’une vitre sépare le coffre de l’habitacle, ce qui, pour le constructeur, fait de cette voiture une 3 volumes !

Le Cullinan est animé par un 12-cylindres en V de 6,75 litres, qui développe quelque 571 chevaux (pour 850 Nm de couple !). Une puissance transmise en permanence aux quatre roues également directrices grâce à une boîte ZF à 8 rapports.

Le prix ? Allons, même ceux qui peuvent se permettre un tel joyau ne posent, paraît-il, jamais la question !