Moteurs

Charlie Whiting explique une erreur inadmissible pour un GP de F1.

Ceux qui ne sont pas endormis avant vu le peu de suspense et de spectacle durant ce GP du Canada ont tous vu la bourde et la confusion qui s'en est suivie : Le drapeau à damiers du GP du Canada a été brandi à Sébastian Vettel un tour trop tôt. Et certains commissaires de piste, croyant effectivement aussi que la course était terminée, se sont du coup mis à agiter leurs drapeaux pour saluer le vainqueur. Mais il s'agissait en fait d'une grosse erreur. Non pas de la mannequin canadienne qui n'a fait qu'obéir à un ordre mais bien du préposé à ses côtés, en liaison radio avec la direction de course et qui s'est emmêlé les pinceaux. Explications du directeur de course Charlie Whiting :

« Ce qu'il s'est passé est né d'une incompréhension entre le starter et la directeur de course. Le gars a vu sur les écrans 69/70. Il pensait donc qu'il avait bouclé son 69e tour et nous a demandé si c'était le dernier tour. On a cru qu'il demandait « est ce le dernier tour qui va débuter ? » Cela nous semblait tellement évident. On lui a répondu oui et il a dès lors demandé à Winnie d'abaisser le drapeau. Il y a parfois confusion. Sur les écrans, on indique le tour dans lequel est le pilote, pas le nombre de tours déjà parcourus, c'est de la qu'est venue la confusion. On devra mieux briefer nos starters à l'avenir. On travaille avec des personnes de différentes nations, différents langages. Cela ne devrait pas arriver mais nous sommes des humains. »

Même si tout le monde a continué à rouler jusqu'au bout du 70e tour, la direction de course a appliqué la procédure de drapeau rouge et le classement officiel a donc été entériné après le 68e tour ce qui n'a rien changé au classement (heureusement!) mais a fait perdre le meilleur tour en course à Daniel Ricciardo au profit de son équipier Max Verstappen. On se réjouit dans ce cas qu'il n'y ait eu aucune bagarre ni dépassements dans les deux derniers tours. L'erreur n'a donc pas porté à conséquences. Sauf pour la pauvre Winnie qui s'est faite chambrer dans le monde entier alors que la pauvre n'y était pour rien...