WRC

Le Belge a plus que doublé son avance sur la 2e étape. Il peut maintenant vraiment assurer une 8e victoire synonyme de leadership au Championnat du Monde.

Même s'il n'a rajouté que deux scratches à son compte ce samedi, Thierry Neuville a fait un gros pas supplémentaire vers son huitième succès mondial, son deuxième de la saison après la Suède et le premier ici au Portugal.

Reparti ce matin avec 18 secondes d'avance, le pilote Hyundai a terminé la plus longue étape de l'épreuve (156 km chronométrés) avec 39.8 d'avance sur un Elfyn Evans regardant désormais plus derrière que devant lui.

« Comme je me sens bien dans la voiture, pour rester concentré, j'ai décidé de continuer à attaquer, surtout dans la longue spéciale de près de 38 km où j'ai à chaque fois pris pas mal de temps à mes rivaux directs, » confiait un Thierry Neuville content de sa journée. « Allez plus que 5 spéciales, des petites, je préfère. Il y a moins de risque. Même si vous crevez, vous savez que vous ne devez pas vous arrêter. »

Sauf gros souci lors des 51,5 derniers kilomètres, notre compatriote, gérant parfaitement la course en tête, se dirige vers une victoire oh combien importante. Elle lui assurerait de prendre pour la première fois seul la tête du Championnat du Monde. Avec un minimum de dix points d'avance sur Sébastien Ogier, sorti de la route vendredi. Mais, selon le résultat de la Power Stage où le Français aura le désavantage de devoir partir devant, son avantage pourrait être plus grand encore.

Mais gageons que Thierry, même s'il se sent en confiance, ne tentera pas le diable et ne visera pas les cinq points bonus plutôt réservés à un des inscrits en Rally2 n'ayant plus rien à perdre comme Ogier, Latvala ou Mikkelsen, voire un des quatre pilotes en lutte pour les deux plus petites marches du podium avec Elfyn Evans (Ford), Dani Sordo (Hyundai), Teemu Suninen (Ford) et Esapekka Lappi (Toyota) séparés par seulement trente-trois secondes. Et les deux jeunes Finlandais vont continuer à pousser pour tenter de monter sur le podium.

Contrairement à celle de vendredi, la deuxième étape s'est avérée nettement plus calme. Seul Kris Meeke s'est distingué par une nouvelle sortie de route dans l'ES12, sa troisième en six rallyes. Celle de trop ? En voyant l'épave de sa Citroën C3 WRC, on se dit en tout cas que l'Irlandais et son équipier ont eu bien de la chance. Tout comme Hayden Paddon la veille. Après une nuit passée en observation, le Néo-Zélandais a pu quitter l'hôpital samedi matin, mais, raide comme un piquet, se plaignait toujours de douleurs au bas du dos.