WRC

La 3ème étape de ce Rallye Monte-Carlo s'est achevée par deux meilleurs temps pour notre compatriote Thierry Neuville. 

Handicapé ce matin par sa 2ème position sur la route, obligé de faire la trace dans la neige, le Belge a vécu une situation inverse cet après-midi avec le retour sur des routes nettement plus sèches. Notamment dans la treizième et dernière spéciale entre Bayons et Bréziers. Celle où il avait tout perdu l'an dernier. Cette fois, le pilote Hyundai s'est montré le plus rapide et a pu s'emparer de la 7ème place au détriment du pilote Ford Bryan Bouffier.

« Je ne suis pas certain que notre choix de pneus était le meilleur, mais on a bien roulé, » souriait Thierry après avoir serré la main à Nicolas Gilsoul une fois la ligne franchie comme s'ils avaient gagné ou fini le rallye. Preuve qu'il était heureux de leur performance. Alors qu'il reste quatre spéciales à disputer ce dimanche, dont deux montées du col de Turini, soit 64 km chronométrés, Thierry ne compte désormais plus que 55 secondes de retard sur Esappeka Lappi (4ème), 53 secondes sur la cinquième place de Kris Meeke et 33 sur un Elfyn Evans vendant chèrement sa peau. « Si le temps reste sec, il sera quasi impossible de gagner encore une ou deux places à la régulière. Par contre, s'il gèle ou s'il y a de la neige, tout reste encore possible. »

Mais pour l'instant, la route est désespéremment sèche au sommet du Turini...

Après avoir perdu pas mal de temps dans la première spéciale matinale, Ott Tanak a continué à mettre la pression sur Sébastien Ogier qu'il a devancé lors des trois ultimes spéciales de l'après-midi pour réduire son retard d'1'18 à 33,5 secondes. L'Estonien n'a peut-être pas dit son dernier mot.

« Je voulais trente secondes avant la dernière courte étape et j'en ai trois de plus, je peux m'estimer heureux après une journée aussi difficile avec des conditions changeantes, » confiait au point-stop de l'ultime spéciale un quintuple champion du monde pas très sûr de son choix de pneus. « On m'a dit que cela passait avec les tendres mais c'était limite parfois. » Il est vrai que la route est nettement plus « polluée » avec les nombreuses coupes dans les cordes quand on passe dixième à la place de premier. « Il est clair que la route se salissait de plus en plus, » confirmait Jari-Matti Latvala désormais isolé à la troisième place. Un podium que le Finlandais assurera certainement demain.

Pas de changement en WRC où Jan Kopecky assure un nouveau succès pour Skoda. Le Tchèque compte plus de douze minutes d'avance sur la Peugeot 208 R5 de Guillaume de Mevius, treizième au général et quatrième en R5. Son approche prudente sur un Monte-Carlo très compliqué paie...