WRC

Dans des conditions de vrai Monte-Carlo, le quintuple champion a porté son avance a plus d'une minute sur la Toyota de Tanak. Handicapé par sa position sur la route Thierry Neuville a perdu pas mal de temps mais gagné une place suite à la sortie de son équipier Dani Sordo.

C'est un Monte-Carlo blanc sur les sommets que les concurrents ont retrouvé ce matin pour la 3ème étape. Avec de la neige fraîche par endroits, de la glace, et une adhérence changeant d'un virage à l'autre, ouvrir la route constituait un énorme handicap pour Craig Breen (1er) et Thierry Neuville (2ème), le règlement voulant que l'on inverse le classement des WRC encore en course.

« On ne pouvait rien faire dans la première, c'était inconduisible, « regrettait Thierry Neuville qui perdait près de deux minutes dans cette ES9 sur son équipier Andreas Mikkelsen, onzième sur la route car seul concurrent reparti en Rally2 suite à son abandon d'hier. « Je roule dans les rails, comme un conducteur de train, » souriait le Nordique auteur du meilleur temps 22 secondes devant Ogier et, tenez vous bien, 51 devant Latvala. Tanak perdait 1.25.7 « La route s'améliore clairement au fil des passages. » Et c'était identique dans l'ES10 où Ott Tanak signait le meilleur chrono et reprenait une quinzaine de secondes à la Ford du leader ne prenant plus trop de risques. L'écart est désormais d'une minute et trois secondes entre Ogier et Tanak avant la répétition des deux spéciales de ce matin. Avec des conditions désormais plus comparables pour tous.

Seul gros fait de course de la matinée, l'abandon sur sortie de route de Dani Sordo, alors troisième. Cela laisse la troisième place à Jari-Matti Latvala (Toyota à 1.41.1) qui s'est défait de son jeune équipier Esapekka Lappi un peu trop prudent dans les conditions très difficiles et 4ème à 2.06.6. Kris Meeke monte au 5ème rang mais à 4'30 soit 1'18 seulement devant Thierry Neuville, désormais 8ème. Le Top 5 est donc à nouveau un objectif réaliste pour notre compatriote.

Mauvaise nouvelle par contre pour Keving Abbring et Pieter Tsjoen qui ont dû abandonner deux mètres après l'arrivée de l'ES9, moteur cassé alors qu'ils venaient de signer le meilleur temps en R5 et WRC2. C'est toujours Kopecky qui mène la danse en WRC2 près de dix minutes devant Guillaume de Mevius, 14ème au général.