WRC Le Belge a pris la 2e place et deux points de plus sur Ogier, désormais à 23 points.

Le Rallye d’Allemagne s’est finalement mieux terminé que prévu pour Thierry Neuville et Nicolas Gilsoul. Profitant de la faute entraînant la crevaison de Sebastien Ogier, samedi, puis du retrait simultané de Dani Sordo et Jari-Matti Latvala, ce dimanche matin, l’équipage belge a finalement terminé à une inespérée 2e place et empoché deux points de plus que ses grands rivaux dans la course au titre. À quatre manches du but, nos représentants comptent désormais 23 unités d’avance sur Ogier.

Thierry, une deuxième place derrière Ott Tanak, 19 points, soit deux de mieux qu’Ogier, vous vous en sortez plutôt bien ?

"En effet. on a vécu un week-end délicat. On a eu du mal à trouver le bon rythme pour diverses raisons. On a eu un souci de différentiel avant vendredi et, le temps que l’équipe le vérifie, on a dû remettre celui de la Corse qui ne convenait pas. Je me suis un peu fourvoyé dans mes réglages. J’ai peut-être aussi un peu payé ma position de leader du championnat. Je ne pouvais pas prendre tous les risques, trop couper les cordes. Mais, au final, le résultat est plutôt satisfaisant."

À un moment, vous vous êtes retrouvé cinquième. Mais vous ne vous êtes pas énervé, vous n’avez pas forcé ni commis de faute pour remonter.

"C’est ce qui s’appelle gérer un championnat. Je ne peux pas me permettre d’avoir un abandon. Je suis donc resté calme. J’ai gardé une approche intelligente. Ce qui n’a pas été le cas de Sébastien Ogier. Frustré d’être derrière son ancien équipier Tanak, il a pris des gros risques dans Panzerplatte et a tapé un rocher de 250 kg dans une corde, ce qui a entraîné sa crevaison. Au final, il a perdu plus que ce qu’il aurait pu gagner."

Comment expliquez-vous que soudainement vous ayez été capable de signer le scratch dimanche matin ?

"Car on a bien bossé samedi soir. J’ai remis les mêmes réglages d’amortisseurs à l’arrière que Dani Sordo. On a assoupli et cela donnait plus de confiance et de motricité lors des freinages dans la saleté."

Vous espériez du coup marquer plus qu’un point dans la Power Stage ?

"Oui, mais je me suis montré trop optimiste et j’ai raté un carrefour en début de spéciale. J’ai dû enclencher la marche arrière. J’ai perdu une poignée de secondes et des unités importantes."

Prochaine étape, la Turquie, un nouveau rallye où vous allez être handicapé par votre position d’ouvreur…

"Cela risque d’être le cas jusqu’à la fin de l’année. On va essayer de gérer cela au mieux. Il y aura pas mal de balayage apparemment. Mais, d’un autre côté, cela s’annonce fort cassant, ce qui est plutôt bien pour la Hyundai."

23 points d’avance, cela commence à compter.

"C’est mieux de les avoir en avance. Mais on a encore vu ce week-end comme cela peut vite changer. Si j’abandonne en Turquie et qu’Ogier gagne, je serai 2e du championnat. Je ne vais plus pouvoir gagner. Il va falloir continuer à rouler avec sa tête jusqu’en Australie pour être champion."