WRC

Le pilote Toyota succède en tête à Neuville, Ogier et Mikkelsen à l'issue de la première boucle.

Toyota a soufflé le chaud et le froid en ce début de première étape en Argentine. Le froid tout d'abord avec une faute coûtant 23 secondes à Ott Tanak lors de la première spéciale du jour. Le glacial même avec l'abandon de son équipier Jari-Matti Latvala, suspension cassée après avoir heurté un rocher masqué dans une corde de l'ES3 alors qu'il occupait la 3e position.

Le chaud bouillant ensuite grâce à Ott Tanak. Après un début de rallye catastrophique, l'Estonien a enchaîné avec deux scratches. Et même s'il devait laisser le meilleur temps dans la courte 5e spéciale de Villa Carlos Paz à la Hyundai de Dani Sordo, le pilote de la Yaris WRC bouclait cette première demi journée en tête avec huit petits dixièmes d'avance sur la Hyundai d'Andreas Mikkelsen, jamais le plus rapide mais toujours aux avant-postes.

Troisième à 3.1 seulement du leader, Kris Meeke regrettait d'avoir été gêné par un manque de visibilité dans l'ES2 (tous les concurrents se sont plaints de la poussière restant en l'air après le passage d'Ogier) et par un témoin lui signalant par erreur une crevaison à l'arrière. Mais l'Irlandais est clairement dans le coup.

Avec la Ford de Sébastien Ogier en quatrième position, cela nous fait quatre marques aux quatre premières places et regroupées en quatre secondes et demie. Magnifique !

« A ma grande surprise, je n'ai pas été trop handicapé dans les deux premières spéciales du jour, » se réjouissait le quintuple champion du monde. « J'ai même pu signer le meilleur temps de grand matin. Mais dans l'ES4, j'ai bien balayé pour les autres. »

Sixième à 9.4, Thierry Neuville restait au contact malgré une matinée pas vraiment au top du côté des chronos. « Je n'ai pas pris trop de risques. Je pourrais pousser plus, » assurait le Belge ne pouvant clairement pas profiter d'une position un peu moins désavantageuse que son rival Ogier, premier sur la route. Quatrième, huitième, troisième et neuvième temps, Thierry n'a pas fait preuve de beaucoup de régularité et cherchait visiblement encore le bon rythme.

Tout reste bien sûr jouable pour ces six pilotes (ils seraient sept si Craig Breen, 8e à 16.8, n'avait pas écopé de dix secondes de pénalité pour un pointage tardif jeudi soir) groupés dans un mouchoir de moins de dix secondes, mais nos compatriotes vont devoir clairement augmenter le rythme lors des trois spéciales encore à disputer ce vendredi s'ils veulent grappiller une ou deux places et bénéficier d'une meilleure position de départ samedi lors de la seconde étape.