WRC

Très bon début de course pour les Hyundai, la catastrophe pour Toyota qui a déjà perdu Tanak et Latvala.

Composée de trois spéciales, la première boucle matinale a plutôt bientôt réussi aux pilotes Hyundai, Hayden Paddon et Dani Sordo signant chacun un meilleur temps.

Profitant d'une position éloignée sur la route et donc d'une trajectoire bien nettoyée, le Néo-Zélandais a été le plus rapide à se mettre dans le bain. Le Kiwi prenait la tête à l'issue de l'ES2, mais été directement relayé par Kris Meeke, auteur du scratch dans l'ES2.

Mais au final, c'était Dani Sordo, cinquième à s'élancer, qui rentrait à Porto en leader avec une avance de 4.6 sur Kris Meeke et de 4.8 sur son équipier Paddon.

« Une belle matinée, » souriait l'Espagnol non nominé ici pour le championnat constructeurs et donc roulant l'esprit d'autant plus libéré qu'il ne vise par le championnat pilotes non plus.

Premier sur la route, Sébastien Ogier limitait bien les dégâts en pointant au quatrième rang à 7.3 seulement du leader, 2.1 devant son rival Thierry Neuville.

« Il est clair que je balaye pas mal sur ces spéciales, » confirmait le pilote Ford. « Le second passage de l'après-midi devrait nous être plus favorable. Je pensais perdre plus. »

Cinquième après avoir signé un 9e puis un 3e et un 4e temps, Thierry Neuville s'en sortait bien aussi même s'il regrettait de pointer derrière le quintuple champion. « J'essaie de le devancer en suivant ses lignes mais ce n'est pas évident. La trajectoire est encore très glissante et dans certains virages j'ai vraiment du mal à tourner. »

Notre représentant devançait son voisin monégasque Andreas Mikkelsen d'une grosse seconde ce qui nous faisait quatre Hyundai dans le Top 6. Un super début de rallye pour l'usine coréenne.

C'était par contre la catastrophe pour Toyota. Premier leader après la super spéciale de Lousada jeudi soir, Ott Tanak abandonnait après quelques kilomètres seulement après avoir endommagé son système de refroidissement en tapant une pierre.

Et dans la spéciale suivante, c'était au tour de Jari-Matti Latvala de jeter le gant, suspension cassée. Le constructeur japonais ne pouvait déjà plus compter que sur le jeune Esapekki Lappi, modeste dixième à 26 secondes.