WRC

Vincent Verschueren prend aussi ses distances face à Kris Princen pour le premier accessit.

Première deuxième demie étape tranquille pour Thierry Neuville qui a signé quatre meilleurs temps sur sept contre trois à Vincent Verschueren dont le retard est passé désormais à 21.7 sur le pilote Hyundai mais qui possède par contre 16 secondes d'avance sur un Kris Princen refusant tout commentaire.

« Tout va bien, mais je dois continuer à rouler sur un bon rythme car les Skoda continuent à se battre derrière et ne sont pas très loin, » confiait notre N°1 Mondial au retour au parc d'assistance d'Ypres. « Je dois rester prudent car je ne suis pas à l'abri d'une faute ou d'une crevaison. »

Comme cela a été le cas pour Kevin Demaerschalk. D'abord coupable d'un tout droit lui coûtant une minute et quatre places après avoir dû rouler une bonne partie de la spéciale de Kemmel avec un capot avant à moitié ouvert, le pilote Citroën a ensuite endommagé irrémédiablement sa roue suite à une incursion dans un champ. C'en était malheureusement terminé des espoirs de bons résultats d'un C3 R5.

Bien plus grave était la sortie de route dans l'ES16 de Guillaume de Mevius dont la Peugeot 208 achevait sa course sur le flanc. Une quatrième sortie de route en autant de rallyes alors que le Namurois, sous pression, ne roulait pourtant pas vite du tout, avec pour une unique consigner de terminer pour se reconstruire. Après le copilote, qui faut-il virer maintenant ? Nouvelle réunion de crise en perspective chez Peugeot et au sein du RACB National Team...

Un bon point par contre pour un autre jeune Belge bien plus convaincant et ne commettant jusqu'ici aucune faute : Sébastien Bédoret. Le jeune pilote Skoda Belgique de 22 ans a signé quelques chronos dans le Top 5 et pointe désormais à une bonne dizaine de secondes du 5e rang d'Adrien Fernémont sur une autre Fabia. Et Cédric Cherain, isolé à la 4e place, n'est que moins de trente secondes devant lui alors qu'il reste sept spéciales à disputer.

Sur la Grand Place d'Ypres, tout le monde a fêté la victoire des Diables. « On ne peut pas s'arrêter une heure, » questionnait en liaison Pieter Tsjoen reparti ce matin sur la C3 R5 de Kevin Abbring mais regrettant tout de même de ne pas pouvoir suivre le match. « J'ai juste vu le dernier but à l'assistance, » souriait-il rejoint par sa famille nombreuse et son oncle Steven.