Moteurs

Il fallait être motivé pour braver la tempête, le vent et la neige ce lundi matin. Zelos, la société de management dirigée par Freddy Tacheny, présenta son futur programme motorisé. Il permettra à Xavier Siméon, Livio Loi, Barry Baltus et Guillaume De Ridder de s’adonner à leurs passions respectives. Baltus, pas encore 14 ans, disputera la Rookie’s Cup et le championnat du monde junior. Livio Loi poursuivra sa carrière en Moto 3. Xavier Siméon continuera sa route vers les sommets puisqu’il disputera le Moto GP au guidon d’une Ducati alignée par Reale Avintia. Les trois motards sont enrôlés par la même équipe, de quoi se soutenir mutuellement. Enfin, il y aura le quatrième homme - Guillaume De Ridder - qui, pour sa deuxième saison à ce niveau, participera au mondial de rallycross en catégorie RX2. Il visera le titre.

Le fer de lance de cette belle équipée est évidemment Xavier Siméon. Il a quitté le Moto 2 après 8 saisons de pas toujours bons mais certainement loyaux services. Xavier n’a pas éludé les questions !

DH : Après une campagne modeste en Moto 2, ne faut-il pas un fameux brin de chance pour évoluer en Moto GP ?

XS : « Au-delà du travail que j’ai accompli, la vraie chance, c’est évidemment d’être managé par Zelos. Si je n’avais pas été soutenu par Freddy Tacheny et Didier de Radiguès, je ne sais pas ce que ma carrière serait devenue. Je ne vais pas bouder mon plaisir. Rejoindre les sommets, c’est du bonheur absolu d’autant que j’ai un contrat de deux ans. L’ancien pilote Ruben Xaus sera mon guide. Et il m’évitera certainement quelques écueils. »

DH : Tu as eu l’occasion de tester ta Ducati à Valence et Jerez. Quel est ton premier sentiment ?

XS : « Qu’il faudra d’abord annihiler quelques soucis. J’ai découvert les freins en carbone et l’électronique embarquée. Cela nécessite des périodes d’entraînement puisque pour bien comprendre une machine de ce type, il faut rouler, encore rouler, toujours rouler. Les contraintes physiques ne sont pas minces. On va clairement plus vite qu’en Moto 2 et on freine nettement plus tard. Pour parvenir à un bon niveau de connaissance, il faut travailler énormément. Mais, avant de songer à une quelconque performance, je dois être en parfaite condition physique. Si ma fracture à l’un de mes doigts est du passé, je dois poursuivre la revalidation de mon épaule droite. J’ai l’hiver pour m’en occuper mais je ne peux certainement pas débarquer au premier Grand Prix sans être parfaitement en forme. C’est mon tout premier objectif. »

DH : Est-il vrai que tu as chuté lors de tes premiers essais en Moto GP ?

XS : « Oui mais sans gravité. Il n’y a rien d’anormal à tomber de temps à autre car sinon comment connaîtrait-on ses limites ? Au ranking des billets de parterre, Marc Marquez a pris la deuxième place en 2017. Tant que l’on ne se blesse pas, cela n’a aucune espèce d’importance. »

DH : Que peux-tu dire de ton nouvel environnement ?

XS : « Qu’il est calme et serein. J’ai été bien accueilli par l‘équipe mais aussi par Tito Rabat dont je serai l’alter ego. C’est un gars très bien, très gentil, très agréable et il sera pour moi une excellente locomotive au moins en début de saison. Il a appris son métier chez Marc VDS. J’ai quelques semaines pour me rendre plus fort physiquement parce qu’une machine, engagée en Moto GP, est plus puissante que toutes celles que j’ai conduites. Et en prime, les courses sont plus longues qu’en Moto 2. »

Pour Siméon, le père Noël est déjà passé. Il faut croire en lui.