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Après les Red Wolves, l'international se reconcentre sur la finale du championnat avec Tongres avant de s’envoler vers la France

La trêve internationale et les deux défaites contre la Lituanie, contraignant la Belgique à remiser au placard ses rêves de qualif pour l’Euro 2018, passées, les Red Wolves sont retournés dans leur club avec pour la plupart en point de mire la finale du championnat qui débute ce week-end entre Tongres et Bocholt.

Capitaine de la sélection, Arber Qerimi est évidemment concentré sur sa tâche même si, dans un coin de sa tête, le Liégeois a déjà à l’esprit son départ en France (annoncé en novembre) une fois le verdict final tombé en Belgique.

"Ce serait utopique de dire que je n’y pense pas même si nous avons encore la finale et qu’il faut terminer le travail", sourit celui qui a reçu pas mal d’éloges de la part de Claude Onesta, le créateur des Experts, en novembre dernier après la défaite sur le fil contre la France. "La France, c’est le deuxième meilleur championnat au monde après l’allemand qui est plus dense. Je sais que j’ai encore une finale à jouer mais c’est évidemment dans un coin de ma tête."

En rejoignant Cesson-Rennes Métropole Handball qu’entraîne Yérime Sylla, le sélectionneur belge, en d1 française, le demi-centre de 26 ans, qui a déjà évolué à Tongres notamment, passera en tout cas un nouveau cap. "C’était en tout cas un rêve d’être pro", s’enthousiasme-t-il. "Mon papa l’a été et même si j’ai suivi des études, c’était aussi un objectif caché pour moi. Le rêve est accessible durant plusieurs années. J’ai signé pour trois ans mais j’espère tellement qu’il y en aura d’autres."

Dans ce club, il rejoindra ses équipiers en équipe nationale Jeff Lettens, qui y joue déjà, Thomas Bolaers (qui termine la saison en D2 à Billère et dont le frère Nathan découvrira le championnat français également en D2) et Simon Ooms (Hasselt) pour y former la Belgian Army. "Yérime nous connaît, il connaît nos qualités et nos défauts. Il sait ce qu’on peut faire. Et nous, on sait comme il fonctionne. Je pars donc un peu dans l’inconnu mais pas vraiment", rigole-t-il.

Des départs vers nos voisins français qui devraient permettre aux Red Wolves de gagner en expérience pour franchir une nouvelle étape avec la Belgique. "Surtout en défense, notamment sur le plan physique où ce fut difficile de rivaliser avec les poids lourds de la Lituanie. Ils ont fait la différence. On n’est pas encore assez costauds mais ces départs vont nous permettre de grandir même si on a besoin de performances déjà maintenant."

Nathalie Dumont