Athlétisme

L'échevin des Sports bruxellois a rencontré Jacques Borlée et promet de trouver une solution pour l'athlétisme.

Le “Street 100m”, une initiative de la Ville de Bruxelles visant à faire la promotion de l'athlétisme et à dénicher de jeunes talents, a pris ses quartiers sur le boulevard Anspach, dans le centre de Bruxelles, ce dimanche après-midi. Une occasion saisie à pleines mains par Jacques Borlée pour faire parler de l'opération qu'il a lancée afin de sauver le stade Roi Baudouin, l'enceinte de référence de l'athlétisme belge promise à la destruction en 2020.

Accompagné du baron Gaston Roelants, le champion olympique du 3.000m steeple en 1964, mais aussi de jeunes sprinters dont Chamberry Muaka, le champion de Belgique en titre du 100m, l'entraîneur bruxellois a décidé de s'inscrire à l'épreuve et de… chausser des bottines de ski pour courir dans la ligne droite. “Ceci pour symboliser les pieds de plomb avec lesquels on court désormais en Belgique en l'absence de toute perspective pour nos athlètes au-delà de la destruction annoncée du stade Roi Baudouin”, explique Jacques Borlée.

© Monbaillu

Quelques minutes plus tard, l'échevin des Sports de la Ville de Bruxelles, Alain Courtois, qui cristallise les reproches du petit monde de l'athlétisme belge depuis quelques semaines, se présenta à l'arrivée. Après un aparté assez animé avec Jacques Borlée, il se justifia auprès des médias : “Il n'est pas question qu'on laisse tomber le Mémorial Van Damme et l'athlétisme. Je n'en ai jamais eu l'intention ! Je connais la valeur de ce sport. Et si j'ai avancé l'année 2020 pour la destruction du stade Roi Baudouin, c'est parce que cela figure tel quel dans le projet Néo. Par ailleurs, je pense qu'il est nécessaire de donner un calendrier pour que les choses bougent enfin et que l'on commence à travailler.. Laissez-nous donc travailler pendant quelques mois et on va trouver des solutions, dans le calme et la sérénité, avec les budgets dont on dispose.”

© Monbaillu

Autrement dit, un stade avec piste d'athlétisme devra être trouvé (ou construit) pour satisfaire aux besoins de l'athlétisme. “Cela doit se faire à Bruxelles, ou en tout cas en Région bruxelloise”, affirme Alain Courtois. “J'ai d'ailleurs noté, ces derniers jours, que tant en Flandre qu'en Wallonie, on était au moins d'accord sur ce point. Il existe plusieurs options, alors prenons le temps de les étudier. L'athlétisme belge a besoin d'un Charléty, pour faire la comparaison avec Paris, et d'un grand centre d'entraînement à Bruxelles. Ce qui est dommage, c'est que dans ce pays, les pouvoirs publics soient réticents à investir dans les infrastructures sportives. Dans le cas de l'athlétisme, un cas très différent du football; ce sera pourtant indispensable. Cette infrastructure, on en a besoin et on va se battre pour avoir une contribution publique.”

Entre Alain Courtois et Jacques Borlée, les relations semblaient à nouveau cordiales. “Je savais que Jacques, dont je comprends bien l'inquiétude, viendrait, il l'avait annoncé, et je me félicite de l'attention médiatique accordée au 100m des rues, une initative qui existe maintenant depuis trois ans. Elle est, d'ailleurs, bien la preuve que je travaille aussi pour l'athlétisme !", souligne Alain Courtois. "Et Je l'affirme : le stade Roi Baudouin va exister tant qu'une solution n'aura pas été trouvée pour le Mémorial Van Damme.”

Voilà pour les paroles. Place, désormais, aux actes !