Athlétisme

La Belgique a pris la 5e place (en 3:01:02.) en finale du relais 4x400m des Mondiaux d'athlétisme, remporté par les Etats-Unis (2:58:71, meilleur performance de la saison), vendredi à Moscou, Russie.

Jacques Borlée avait choisi de partir très rapidement en mettant ses deux meilleurs hommes aux deux premiers relais. Jonathan Borlée avait en effet bouclé le premier tour de piste avec les meilleurs cédant le relais à Kevin Borlée qui pointait 4e après ses 200m.

Le troisième frère, le plus jeune, Dylan entamait son relais en 2e position derrière les Etats-Unis, résistant au mieux dans la dernière ligne droite. Will Oyowe était le dernier relayeur et courait le premier virage en 3e position.

Résistant lui aussi au mieux, il ne pouvait cependant éviter de laisser filer les Etats-Unis, en or en 2:08.71, meilleur performance de l'année, la Jamaïque (2:59.88), médaillée d'argent et la Russie (2:59.90) en bronze.

La Belgique finissait 5e en 3:01:02, dans le sillage de la Grande-Bretagne, 4e en 3:00.88.

Impressions de Jacques Borlée

Jacques Borlée, le coach du relais 4x400m belge, 5e des Mondiaux d'athlétisme, vendredi à Moscou, était content du classement de son équipe dans une finale une fois de plus relevée. Il était aussi très fier, en tant que père, d'avoir vu trois de ses enfants dans le même relais, fait unique dans les annales.

Jonathan Borlée et Kevin Borlée avaient été les deux premiers relayeurs cédant le témoin à Dylan, le plus jeune frère, alors que Will Oyowe terminait le travail en 3:01.02 et une 5e place mondiale.

"En mettant Jonathan puis Kevin pour commencer, je voulais absolument mettre de l'enthousiasme et espérer que dans la bagarre, il y ait quelques frottements. Cela a joué en défaveur de Trinidad et Tobago et de la Grande-Bretagne. Il a manqué un petit plus qui aurait pu nous apporter quelque chose. Mais on a tenté le coup, c'était très chouette. Cela fait plaisir de voir le petit frère à ce niveau-là", a sourit Jacques Borlée en parlant de Dylan au micro de Sporza. "Il a été protégé par ses deux frères. Maintenant, Jonathan était un peu émoussé, c'était sa 5e course. C'est humain. Mais trois tours en deuxième position, derrière les Etats-Unis, c'était beau, c'était émouvant. Il faudrait 2-3 athlètes encore pour pouvoir soulager Kevin et Jonathan après trois courses en individuel, mais il y a beaucoup de jeunes qui ont envie, qui on une bonne mentalité. Il faut continuer à travailler, y croire. Avoir la gnac. On peut faire des choses fantastiques jusqu'à Rio 2016. C'était un peu une année de transition et j'avais peur de ne pas être en finale. Mais on y est et en plus on s'y est montré. L'avenir est très prometteur".