Athlétisme L’athlète de 24 ans a mis le relais 4x400 m sur orbite, ce dimanche, à l’Euro.

Le sourire permanent gravé sur son visage dans la zone d’interviews en disait sans doute plus long que n’importe quel discours. Julien Watrin nageait dans le bonheur, ce dimanche, au stade olympique d’Amsterdam, après le succès du relais belge en finale d’un relais 4x400m où le demi-finaliste du 400m a parfaitement joué son rôle aux côtés des frères Borlée.

"Si je pouvais choisir, je préférerais terminer plutôt que de partir en 1", avait lancé le sprinter blond de Chenois, la veille, après une série déjà victorieuse pour les Belgian Tornados et où Julien, se substituant à Kevin, avait conclu le travail.

Un voeu que Jacques Borlée n’a donc pas suivi, pour le bien de l’équipe et dans la mesure où il possédait en Kevin, outre un homme en forme, un habitué des fins de course endiablées. "Julien m’a dit au briefing: est-ce que je ne serais pas mieux en 3 ? Je lui ai répondu que je voulais qu’il lance l’équipe, qu’on soit dans le groupe de tête avant de céder le témoin à Jonathan", explique Jacques Borlée.

Une mission dont Julien Watrin (chronométré en 45.8), seulement précédé par son adversaire tchèque, s’est finalement parfaitement acquitté lors de son quatrième 400m en cinq jours, preuve qu’il a retrouvé son meilleur niveau.

"Je savais qu’au niveau récupération, ça allait encore", reprend Julien Watrin. "Vous savez, pour une finale, on y va, on se transcende et on fait abstraction des trois courses précédentes. À ce moment-là, il n’y a plus qu’une seule course qui compte, c’est celle qui vient, et on trouve des ressources."

Une mentalité exemplaire qui prouve à suffisance que l’athlète affilié à l’AC Dampicourt mais résidant désormais à Bruxelles, s’est parfaitement fondu dans le groupe de relayeurs. Son capitaine d’équipe, Kevin Borlée, n’a en tout cas pas manqué de souligner ses mérites : "Julien a fait de beaux Championnats d’Europe, confirmant sa très bonne prestation des Belgique . Ici, en finale, il a montré qu’il était très fort."

L’intéressé aura apprécié le compliment de l’un de ses partenaires d’entraînement, qui sait mieux que quiconque par quels moments difficiles Julien Watrin est passé ces derniers mois en raison d’une pubalgie tenace l’ayant privé des Mondiaux de Pékin. Après avoir dû faire preuve d’une patience infinie pour revenir progressivement dans le coup, le Virtonais est à présent redevenu un pilier au sein de cette équipe de frères avec laquelle il a déjà remporté trois médailles internationales dont deux titres européens. Une belge histoire qui continuera à s’écrire aux Jeux de Rio...