Autres sports

Djemilla Gontaruk dispute ce samedi à Almaty un championnat du monde IBO des super plumes.

La boxeuse carolo-liégeoise Djemilla Gontaruk défie la Kazakhe Firuza Sharipova, samedi à Almaty pour le titre mondial vacant IBO des super plume. Un combat qui servira également de demi-finale mondiale WBC.

"Ils m'avaient déjà proposé ce challenge en août mais j'avais refusé parce que les contrats étaient mal ficelés et parce que je voulais une plus grande reconnaissance au niveau des fédérations", dit Gontaruk, qui s'est envolée lundi pour Almaty, où elle est arrivée après 19 heures de voyage et sept heures d'escale à Istanbul.

"Je suis arrivée à 8 heures du matin et je suis directement allée dormir mais peu après, ils m'ont réveillée. Mon adversaire m'attendait dans le lobby du Crowne Plaza pour un shooting. Je suis descendue avec un pantalon de survêtement et le haut de mon pyjama, les cheveux en pétard. Elle, elle était en robe de bal (voir photo). Vous auriez dû voir sa tête."

© DR

Son adversaire (7 victoires dont 4 par KO, 1 défaite), âgée de 23 ans, s'est préparée avec l'équipe nationale turque. "Et elle a bien fait car ici il y a beaucoup de neige", dit Gontaruk. "Ce n'est pas l'adversaire la plus forte que j'aie rencontrée mais pas la plus faible non plus. Elle mérite le respect. Elle est plus grande que moi mais c'est presque toujours le cas (elle rit). Je suis prête physiquement, je le suis toute l'année car je vais courir chaque jour à quatre heures du matin mais je crois qu'elle l'est aussi."

Pour Gontaruk, le combat le plus difficile à lieu ce vendredi: la pesée. En août dernier, elle n'avait pu disputer le championnat du monde WBO car elle n'était pas au poids. "Cette fois, j'ai commencé mon régime beaucoup plus tôt", dit-elle. "Je suis pratiquement sèche. J'espère que ça ira. De toute façon, la nourriture ici n'a pas l'air bien terrible. Ils mangent des plats bizarres: du yak, du lait de jument... J'ai même emmené mes propres pâtes."

Dans son coin, elle pourra compter sur l'aide de son fidèle entraîneur, Urbano Giuliani et de Biagio Patera, le frère de Francesco.