Omnisports La Liégeoise s’est imposée à Casablanca. Une première dans sa nouvelle catégorie.

Ça y est ! 331 jours exactement après avoir été sacrée championne d’Europe en -48 kg aux dépens de la Hongroise Csernoviczki le jeudi 21 avril 2016, à Kazan, Charline est remontée sur la plus haute marche d’un podium, ce samedi, à Casablanca.

Après sa convaincante médaille de bronze, le week-end dernier, à Bakou, la Liégeoise de 26 ans a méritoirement décroché l’or dans la capitale marocaine, renouant ainsi avec la victoire. Une première dans sa nouvelle catégorie, les -52 kg.

Tête de série n°1 de cet African Open, après sa remontée de la 89e à la 35e place au ranking mondial, Charline a parfaitement justifié son statut. De quoi la conforter dans le fait qu’elle est bel et bien dans une spirale positive après un début de saison gâché par une entorse du péroné, le lundi 9 janvier, à Mittersill. Une blessure qui a privé la Parisienne d’adoption de trois rendez-vous auxquels elle tenait particulièrement pour apprivoiser sa nouvelle caté : Sofia, Paris (chez elle !) et Düsseldorf.

Qu’à cela ne tienne, avec son nouvel entraîneur personnel, Dimitri Dragin, elle est remontée sur les rails du succès. À Casa, Charline a définitivement retrouvé ce sourire qu’elle avait esquissé à Bakou au terme d’un superbe sans-faute.

Exemptée du premier tour suite au forfait vraiment inopiné de la Française Guihur, Charline a écarté avec la manière, en quart, la Croate Bekic et, en demi, la Française Payet qui, comme elle, est montée en moins de 52 kg après les Jeux de Rio. En finale, elle se retrouvait face à l’Espagnole Lopez Sheriff, n°70 mondial, qu’elle a également balayée par deux waza-ari pour s’offrir cette médaille d’or.

Aucun doute : la Liégeoise est de retour aux affaires !

Et elle était logiquement fière de s’afficher avec Dimitri Dragin, ancien judoka, médaillé de bronze en -66 kg aux Championnats d’Europe, en 2013, à Budapest. "Dimitri me suit quotidiennement à l’entraînement, c’est pourquoi j’ai tant insisté auprès de la Fédé francophone pour qu’il soit, aussi, à mes côtés en compétition. Il assure ainsi la meilleure transition possible entre ce que je travaille lors de mes séances et ce que j’essaie de mettre en application en compet …" explique-t-elle, heureuse.

Charline a, en tout cas, récolté, à Casablanca, les premiers fruits de sa nouvelle association avec ce jeune entraîneur de 32 ans, dont on dit vraiment le plus grand bien dans les sphères du judo français.

"Contente de la manière"

"Je vais récupérer le mieux possible, puis préparer le 31 mars, à Tbilissi"

Avant de regagner son nid parisien, Charline Van Snick a profité d’un bon repas, samedi soir, et d’une journée de repos (mérité…), ce dimanche, à Casablanca. "Avec mon entraîneur, Dimitri Dragin, nous nous sommes rendus dans un restaurant traditionnel et nous avons mangé un tajine. Et ce dimanche, nous avons profité de la météo pour nous promener dans Casa . C’était agréable."

La décompression après la compétition sur laquelle Charline est, néanmoins, revenue avec plaisir. "Après le forfait de la Française Guihur, j’ai mis un moment avant de rentrer dans mon premier combat, face à la Croate Bekic. Et je ne me l’explique pas ! En tout cas, il s’agit d’un premier constat dont nous devrons parler avec Dimitri. Ceci dit, je ne plaindrai pas de ma journée puisque j’ai nettement gagné mes trois combats, y compris la finale, face à l’Espagnole Lopez Sheriff. Mais je l’avoue : le niveau était moins élevé que la semaine dernière, à Bakou."

Il n’empêche, Charline marque des points et elle ne s’en plaint pas. "Je suis surtout contente d’enchaîner les victoires avec la manière. J’en avais besoin pour trouver ma place dans la catégorie. Mais j’ai encore du pain sur la planche !"

Tout sourit à Charline pour le moment. "Je monte sur le tatami sans me poser de question. Je suis surtout satisfaite que mon genou tienne, même si je ressens encore une douleur de temps en temps. Rien de grave ! Le médecin m’avait prévenue que ça pouvait durer quelques mois."

Et maintenant ? "En rentrant, je vais récupérer le mieux possible, puis préparer mon prochain rendez-vous, le 31 mars, à Tbilissi, où le niveau sera plus élevé qu’à Casa et peut-être qu’à Bakou. Mais je dois passer par là pour préparer l’ Euro ."

Charline est en phase d’apprentissage. Mais, bientôt, elle sera au point. Et là…