Omnisports Charline Van Snick a décroché sa première médaille d’or dans un Grand Chelem.

Sa médaille d’or autour du cou et son bouquet de fleurs à la main, Charline Van Snick a les larmes aux yeux sur le podium de ce Grand Chelem d’Abou Dhabi quand retentit la Brabançonne. Ce sont des larmes de joie, bien sûr, au terme d’une journée rondement menée. Des larmes d’émotion, aussi, pour Charline, qui se voit récompensée de sa ténacité, elle qui, contre vents et marées, y a toujours cru.

Quelques minutes auparavant, la Liégeoise a terrassé la Brésilienne Miranda, obligée d’abandonner sous peine de rentrer chez elle avec le poignet cassé. Oui, le judo est un sport de combat ! La clé du succès de Charline est venue des… clés de bras qu’elle a infligées à trois de ses quatre adversaires.

Dès le début de la journée, Charline l’emporta sur la jeune (17 ans !) Yeung, judoka de Hong-Kong, battue après… 22 secondes, puis sur la Roumaine Florian, n°9 mondial, à qui notre compatriote s’imposa de la même manière, prouvant qu’elle n’avait rien perdu de sa technique et de sa force au sol !

En demi-finale, Charline retrouva l’Israélienne Cohen, n°4 mondial, celle qui l’avait battue en septembre, à Budapest. Un combat que Van Snick avait toujours en tête au moment de monter sur le tatami. La preuve ? Elle ne mit qu’une dizaine de secondes pour envoyer sa rivale au tapis et enchaîner avec une immobilisation, dont Cohen se sortit par miracle. Mais Charline avait pris l’ascendant et les tentatives désespérées de son adversaire ne la perturbèrent pas.

Enfin, l’adversité monta encore d’un cran avec la Brésilienne Miranda, n°3 mondial, qu’elle avait rencontrée en mars, à Tbilissi, avec pour résultat une défaite en prolongation et sur pénalité ! Ici, rien de tout ça, mais une victoire nette. Les bras en croix, Charline quitta le tatami en affichant un large sourire qui précéda les larmes du podium, preuve que la Liégeoise était passée par toutes les émotions.

Et ce n’était rien à côté de son récit ! "Je suis sur un nuage !", lance-t-elle avec son mari, Anthony, à ses côtés. "C’est ma première victoire en Grand Chelem . De toute ma carrière. J’étais donc très émue sur le podium. D’autant que j’y ai mis la manière ! À quelques secondes près, je gagnais mes quatre combats par ippon. En plus, ce jeudi, c’est la Saint-Dimitri, le prénom de mon coach qui, malheureusement, n’a pu m’accompagner. Mais il est fou de joie. Comme moi. Il m’a appelée pour me dire qu’il m’avait trouvée conquérante. En fait, pour moi, tout était clair. Je me sentais forte. La plus forte. Cette médaille d’or me donne encore plus confiance. J’ai concrétisé en compétition tout le travail de l’entraînement."

Vous avez dit sur un nuage ?