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Le tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé samedi avoir nettement amendé la sanction infligée par la FIFA à son ancien vice-président Chung Mong-joon, réduisant sa période de suspension de cinq ans à quinze mois.

M. Chung avait été reconnu coupable "d'activités de lobbying inappropriées" dans le cadre de la candidature de la Corée du Sud au Mondial-2022. Il avait été condamné en février 2016 à six ans d'interdiction d'exercer toute fonction dans le football, peine ramenée à cinq années de suspension en juin 2016, par la chambre d'appel de la FIFA.

Le TAS a donc partiellement accepté l'appel du dirigeant sud-coréen et annulé son amende de 50.000 francs suisses.

Les trois juges du TAS ont certes "confirmé la violation par Mr Chung de règles du code d'éthique de la FIFA mais dans une bien moindre mesure que ce que l'avaient stipulé les instances de la FIFA", indique le tribunal dans un communiqué.

Ils ont noté la gravité des agissements de M.Chung "compte tenu de ses fonctions à la FIFA, membre à la fois du comité élisant le pays hôte de la Coupe du monde 2022 et président d'honneur d'un comité de candidature à ce même événement", mais l'ont pondéré en relevant qu'il était "habituel que des membres du comité exécutif de la FIFA fassent la promotion de candidatures présentées par leur fédération nationale".

Le Tas a également insisté sur l'absence de précédents comportements contraires à l'éthique dans la carrière de Mr Chung.

Dans la mesure où ce dernier a été suspendu sans interruption depuis le 7 octobre 2015, sa suspension a officiellement pris fin au 7 janvier 2017 et il est désormais libre de reprendre toute activité dans le football, à l'échelle nationale ou internationale, commente enfin le TAS.