Omnisports Damiano Martinuzzi, son coach, en est intimement persuadé.

Sortant du tatami aux côtés de Toma Nikiforov, Damiano Martinuzzi tente d’apaiser la douleur de son judoka avec quelques mots de réconfort. Mais il ne peut rien… À l’abri des regards, le Bruxellois s’agenouille, désespéré. À ce moment, son tombeur, l’Azéri Gasimov, passe sur sa gauche, sans un regard… Il file vers la salle d’échauffement pour préparer son combat pour le bronze face à son compatriote Mammadov.

Toma, lui, en a les larmes aux yeux. Comme les autres, cette défaite, il ne la digère pas ! "C’est la preuve qu’il en veut plus, toujours plus" , dit son coach. "Mais, dans cette catégorie, les gars se tiennent dans un mouchoir. Ils sont une dizaine à pouvoir être champion du monde ! Quand je vois que le Japonais Haga et le Français Maret sont sortis dès le deuxième tour et que le Japonais Wolf l’emporte, je me dis que tout peut arriver. Toma a sorti des clients comme le Kazakh Rakov et l’Égyptien Darwish, des judokas face auxquels il s’est montré patient, ce qui n’est pas dans son tempérament."

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