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Les superlatifs vont bientôt commencer à manquer tant la Belgique continue d’impressionner en Pologne !

Si on pensait que les Red Dragons avaient déjà dévoilé tous leurs atouts, n’arrivant plus à créer de surprise, on se trompait fortement. D’ailleurs, à ce stade, on ne peut plus parler de surprise. La preuve avec la claque infligée à l’Italie, vice-championne olympique tout de même et habituée du dernier carré des dernières éditions européennes, en 1h30 à peine.

Ce jeudi soir, les Red Dragons étaient comme sur un nuage. Débutant avec son équipe type, et donc même avec Verhees pour qui l’état de la cheville avait suscité quelques craintes après le dernier match contre les Pays-Bas, la Belgique n’a laissé l’Italie espérer que l’espace de quelques jeux dans le premier set. Les services canon de Sam Deroo ont alors permis aux ptits Belges, bien soutenus par les supporters polonais et français, de faire le break à 18-16 et de s’envoler vers le gain du premier set.

Mais la démonstration belge fut encore plus flagrante dans le set suivant. Le score illustre à merveille la tendance : 25-11 ! Les Italiens qui se sont présentés pourtant avec leur équipe type et donc avec le jeune, et grand pour un passeur, Gianelli n’ont tout simplement jamais réussi à trouver la solution face à ce qui fait la force de l’équipe de Vital Heynen : le bloc défense et un collectif hyper bien huilé. Alors que Sam Deroo volait carrément sur les transmissions de Mathias Valkiers et que Rousseaux surfait sur ses prestations depuis vendredi soir, à l’image de toute l’équipe.

La pause imposée après le gain du deuxième set n’a même pas fait sourciller l’organisation noir-jaune-rouge au Spodek de Katowice face à des Italiens qui jusqu’au bout ont cru pouvoir renverser la situation. Mais il était dit que ces Red Dragons-là écriraient l’histoire du volley belge !

Belgique : Van den Dries, Deroo, Verhees, Valkiers, Rousseaux, Van de Vorde. Libéro : Stuer, Ribbens. Sont montés au jeu : Van Hirtum, Van Walle, D’Hulst, Lecat.

Les sets : 25-21, 25-11, 25-23.

Les Belges "ont atteint un très haut niveau" selon VItal Heynen

La prestation cinq étoiles contre l'Italie (3-0 en 80 minutes) de ce jeudi soir restera l'un des plus grands moments de l'histoire cette équipe, ce groupe construit d'abord par Dominique Baeyens et repris et reboosté par Vital Heynen depuis janvier.

Depuis le premier match contre la France vendredi (3-2), on sent les Belges monter en puissance, comme en l'attestent ces trois sets rondement menés.

"Après le gain du premier set, nous avons plus rencontré le moindre problème", soulignait Sam Deroo, le capitaine. "Notre service et notre bloc ont atteint un niveau élevé. Nous atteignons un niveau constant et c'était ça notre intention. Nous avons acquis beaucoup d'expérience et cela promet pour l'avenir."

Maintenant, l'attention est fixée sur la Russie, 4e nation mondiale (au même rang que l'Italie), qui a battu la Slovénie (vice-championne d'Europe en titre) 3-0 en quarts et qui fut championne d'Europe en 2013. Bref, un adversaire à affronter ce samedi soir qui sait ce que c'est que de jouer devant une salle comble lors de ce genre de rendez-vous.

"Mes joueurs ont atteint un très haut niveau ces derniers jours mais encore fallait-il gagner ici sous la pression. C'était déjà un bon test devant 5000 personnes, samedi, ce sera peut-être différent si nous jouons devant 12.000 personnes à Cracovie", explique Vital Heynen. "La Russie? Je connais quelques noms évidemment mais je fais confiance en mon scout et mes assistants qui préparent les rencontres à merveille."

S'il commence toujours avec la même équipe, Vital Heynen voulait à nouveau mettre en avant la capacité des remplaçants à se fondre dans le groupe. "Van Walle a réalisé un bloc de la mort au moment voulu, Van Hirtum a réalisé de bons services et François Lecat fut à nouveau excellent!"