Omnisports À peine élu à la présidence de la Ligue francophone de volley-ball, Philippe Achten a déjà jeté l’éponge.

Coup de tonnerre ce mercredi matin dans le milieu du volley-ball avec l’annonce de la démission du président de la Ligue francophone pourtant tout fraîchement élu à ce poste.

Même pas dix jours après son élection le 22 avril, le Liégeois Philippe Achten a jeté l’éponge moins de 24 heures après une réunion au sein de l’AIF. "Pour convenances personnelles", nous avait-il d’abord répondu laconiquement dans un SMS.

S’il n’a pas voulu répondre à nos sollicitations suivantes, il s’est fendu d’un commentaire, certainement harcelé par tous ses supporters, sur les réseaux sociaux : "Je confirme que j’ai démissionné de la présidence de l’AIF ce matin (lire : mercredi) parce que j’estime que les conditions ne sont pas remplies pour exercer ce mandat dans les conditions que j’avais présentées dans mon programme."

Quelques semaines après le décès d’Albert Daffe, l’homme fort qui avait, durant près de quatre décennies, façonné la Ligue francophone, Philippe Achten semblait, lors d’une rencontre vendredi dernier, pourtant motivé comme jamais à faire évoluer le volley dans le Sud du pays. "La succession est lourde mais l’héritage technique d’Albert est énorme", lançait-il d’ailleurs durant cet entretien d’une heure. Nous avions senti notre interlocuteur dynamique, motivé et ambitieux, qui avait axé son mandat sur cinq valeurs : collégialité, équité, loyauté, transparence et éthique. Peut-être était-il trop ambitieux ?

L’annonce a en tout cas pris tout le monde par surprise au conseil d’administration. Mardi, pourtant, l’ex-boss du volley francophone "n’avait pas laissé d’indices laissant penser à une telle décision et il n’y a pas eu de divergences telles que les gens lors de la réunion sont allés au clash", nous indique pour sa part Caroline Demuyck, la secrétaire générale. "Peut-être que la non-élection de Jean-Pierre Brouhon comme trésorier, avec qui il s’était présenté, aura joué dans la balance."

En attendant, les deux vice-présidents assumeront ses fonctions mais, au sein de l’AIF, on espère rapidement trouver un successeur pour avancer. C’est que le boulot ne manque pas.