Omnisports Le dimanche 5 février au NRG Stadium de Houston, au Texas, le 51e Super Bowl, apothéose de la saison de football américain, opposera les Atlanta Falcons aux New England Patriots. Le grand show promet d'être grandiose, et plus de 110 millions de Ricains seront devant leur petit écran. En Belgique aussi on se prépare pour l'événement. Comme à Waterloo, où des passionnés tentent de faire vivre le foot version US. Ce sont des Warrios. Et nous nous sommes frottés à eux, pour mieux apprécier le football américain à la sauce noir-jaune-rouge.

Arrivé en Belgique il y a plus de 20 ans, le football américain éprouve encore quelques difficultés à se faire connaître et à séduire de nouveaux pratiquants. Sport de contact, complet et fair-play, le foot US mérite pourtant qu’on s’y attarde. Plutôt abonné aux diffusions des meilleurs moments de la NFL au lendemain des week-ends, nous avons dès lors décidé de nous immerger l’espace d’un entraînement dans l’un des onze clubs de la Ligue Francophone de football américain, les Waterloo Warriors, qui compte une centaine de membres. La saison, en Belgique, commencera fin février. Mais nous avons assisté début décembre à l’un des derniers entraînements en extérieur de l’hiver, avant les fêtes de fin d’année.

Avec une légère appréhension liée à nos capacités physiques pour ce sport que l’on ne pensait que violent, on arrive parmi les premiers joueurs à se frayer un chemin vers les vestiaires. Chaleureuse, l’ambiance l’est certainement. Cela permet de se réchauffer car la météo ne pousse certainement à sortir en short par zéro degrés. Mais qu’importe. La discussion s’engage à bâtons rompus dans les vestiaires. Les joueurs parlent de leur passion pour ce sport, de manière assez communicative. On se prend au jeu, on a finalement hâte de se mettre en tenue. Un appareil complet et neuf d’une valeur approximative de 600 euros. Un budget, certes, mais nécessaire afin de se prémunir contre les chocs qu’on ne manquera pas d’encaisser. On commence alors à enfiler le short renforcé au niveau des genoux, puis à chausser nos crampons de football, ensuite on met un petit survêtement. Vient alors le grand moment, toujours comique pour un débutant : l’installation de l’impressionnante protection au niveau des épaules. Passage des bras, de la tête et léger déhanchement pour la revêtir correctement : on se serait presque cru revenu au temps de l’école primaire, lorsqu’on enfilait maladroitement notre veste renversée. Puis le sympathique coach des Warriors, Matthieu Bellin, nous aide en fixant le tout. Ah, oui, le casque. On l’oubliait presque. Mais il se révélera utile. Celui-là, on nous le prête. On peut maintenant sortir du vestiaire en ayant l’impression d’avoir fière allure.


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