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Leo et Liliu se connaissent depuis plus de quinze ans, ils seront ennemis, ce vendredi soir.

Amis, adversaires, coéquipiers, leur relation a jalonné la vie de Liliu et Leo. Les Brésiliens ont marqué l'histoire du futsal belge. Ce soir, pour la demi-finale des playoffs, les deux hommes seront à nouveau sur le devant de la scène. Le premier est le joueur-entraîneur du Futsal Team Charleroi, alors que le second est l'un des maîtres à jouer des champions de Belgique. « Je connais très bien Leo », lance Liliu. « On a joué ensemble au Brésil. Après mon arrivée à Charleroi, Pedro Medina cherchait un bon joueur pour Morlanwelz. Je lui ai renseigné Leo. C'est comme cela qu'il est arrivé. »

Rapidement, Leo est devenu l'un des meilleurs joueurs du championnat, tout comme Liliu. « C'est un adversaire solide. Il est intelligent. Il joue vite et bien. C'est l'un des éléments qui détient les clés du jeu de Gooik. »

Par le passé, les deux hommes ont été coéquipiers. « Il y a eu une belle rivalité, quand il jouait à Morlanwelz. Par la suite, à Châtelineau, on pu évoluer ensemble. C'était un plaisir. On a partagé de beaux souvenirs, comme les matches de coupe d'Europe. C'est une personne que j'apprécie. »

Ce soir, il n'y aura pourtant pas de sentiment. « C'est une place en finale qui se joue. La pression est sur les épaules de Gooik qui est l'ogre de la série. C'est lui le champion en titre. De notre côté, on doit proposer notre jeu. Il faudra faire preuve d'une concentration de tous les instants pour faire la différence. Pour se qualifier, il sera impératif de remporter deux matches. Ce sont les playoffs. Tout est possible. »

Mais dans une histoire, il est intéressant d'avoir les deux sons de cloche. Leo a également des souvenirs avec l'entraîneur du Futsal Team. "Au Sport Club, on a tapé notre premier ballon", lance le joueur de Gooik. "C'était en 2002, j'avais 22 ans. Liliu m'a permis de venir ici. C'était un grand changement dans ma vie, car j'avais un travail à la commune. A Morlanwelz, je recevais un contrat de six mois. Mais c'était mon rêve de venir en Europe. Ma femme était derrière moi. Elle m'a fait confiance. Je ne regrette pas."

Le respect des deux hommes dépassent l'amitié et la rivalité. "Il y a un mélange de tout. Aujourd'hui, nous sommes des ennemis. Mais il y a beaucoup de respect entre nous. Je trouve que c'est un très bon joueur. Avant de jouer ensemble, on jouait souvent l'un contre l'autre. Il était mon rival au Brésil. Il était un des meilleurs joueurs. J'ai eu la chance de jouer avec lui."

Leo se méfie de Charleroi. "Il faut les prendre au sérieux. C'est notre seule défaite en championnat. C'est un club qui peut s'appuyer sur des joueurs expérimentés. Mais, depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. On devra être à 100%."