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Amis dans la vie, les deux hommes seront adversaires ce vendredi soir lors de Charleroi - Lierse (21h)

L’image date de 2005. Un jeune filiforme et un rouquin plus costaud tapent la balle ensemble. Ils constituent l’avenir du futsal belge. À l’époque du rapprochement entre Locicero et Troiani, l’idée est de laisser une grosse cylindrée avec ses stars (Action 21) et d’y opposer une jeune équipe prometteuse (Kickers). "C’était une belle époque", explique Karim Chaibai. "On devait avoir une grosse vingtaine d’années. C’est là que j’ai rencontré Jonathan Neukermans. Rapidement, j’ai remarqué son implication. Tactiquement, il était au-dessus du lot. Il avait également une détermination incroyable."

"Notre rencontre remonte en fait à 2002", se souvient Jonathan Neukermans. "On avait gagné la Coupe de Belgique avec les Kickers. Rapidement, Karim m’a tapé dans l’œil. Je trouvais qu’il avait de superbes qualités."

Plus de quinze ans plus tard, les deux hommes sont toujours parmi les meilleurs joueurs du championnat. "On ne reste pas à ce niveau par hasard", insiste le capitaine de Charleroi. "Jonathan a pourtant dû faire face à quelques grosses blessures. Malgré tout, à 35 ans, il a trouvé les ressources de revenir. Mieux, il a disputé la finale de la Coupe de Belgique et il est toujours en course pour les playoffs [...]Quand on voit sa carrière, on ne peut que s’incliner", explique le défenseur du Lierse. "Il a un physique incroyable et il a toujours travaillé."

Les deux hommes s’affrontent pour une place pour la demi-finale du championnat. "Je préfère le croiser en dehors que sur le terrain. C’est lui qui a éliminé le groupe en Coupe de Belgique. C’est un solide défenseur", lance Chaibai. "Il n’y a plus beaucoup de vrais joueurs de futsal." "J’adore jouer contre les meilleurs", souligne Neukermans. "Même s’il m’énerve quand il parle aux arbitres... "

Ce vendredi, les deux hommes croiseront à nouveau le fer. "On a remporté le premier match", insiste Chaibai. "On doit essayer de conclure devant nos supporters. Mais ce sera tout sauf facile. Le Lierse va venir avec le couteau entre les dents." "J’espère que le groupe n’est pas démobilisé", s’inquiète Neukermans. "Pour ma part, je vais tout faire pour arracher la troisième manche, lundi, à Charleroi."