Omnisports Thomas Pieters est le pilote de ce nouveau tournoi de l’ European Tour

Comme nous l’annoncions la semaine dernière, la Belgique accueillera, en 2018, un tournoi de l’European Tour. Créé à l’initiative de Thomas Pieters, le Belgian Knockout (c’est son nom de baptême) se déroulera sur le parcours de Rinkven, près d’Anvers, du 17 au 20 mai. Notre golf traverse une période faste avec trois joueurs (Pieters, Colsaerts et Detry) sur le plus important circuit professionnel européen. "C’était le bon moment pour bouger", confiait hier le n°1 national, ravi de faire renaître l’Open de Belgique 18 ans après sa dernière édition.

Afin de le rendre le plus spectaculaire possible, le tournoi se jouera selon un format inhabituel. Les deux premiers tours se disputeront en stroke play classique avec un champ de 144 joueurs. Les 64 premiers se retrouveront ensuite dans un tableau éliminatoire (comme en tennis) et s’affronteront en match play sur 9 trous (avec addition des points) jusqu’à la grande finale. "Cette formule sera très excitante pour le public et les téléspectateurs…"

Le prize money serait d’1,5 million d’euros. Le tour de table des sponsors n’est visiblement pas terminé. Mais Thomas Pieters Productions (la société qui pilote l’évènement) pourra compter sur des partenaires solides (Rolex, Nike, Stella Artois, Delen Private Bank,…). "Il ne s’agit pas d’un one shot. Le but est de faire du tournoi un évènement annuel récurrent. On se positionne dans la même catégorie que le Jumping de Malines ou le Memorial Van Damme. Pour la pendaison de crémaillère, on espère attirer 20.000 spectateurs", précise Lieselotte Pieters, soeur et manager de Thomas.

Situé au nord d’Anvers, le club de Rinkven n’est sans doute pas le plus prestigieux du pays. Mais il bénéficie d’infrastructures de grande qualité pour l’accueil d’un tournoi de cette envergure. Outre les trois ténors du swing belge, cet Open new look devrait attirer quelques autres grands noms internationaux. Thomas Pieters fera jouer tout son carnet d’adresses pour que l’affiche soit attirante.

Miguel Tasso