Golf Thomas Pieters a bien commencé, Nicolas Colsaerts a dégusté, Tiger Woods a résisté

Thomas Pieters a plutôt bien négocié la première journée du British Open qui se dispute sur le terrible links de Carnoustie (par 71), en Écosse. Parti tôt matin, le joueur anversois a rentré une belle carte de 70, riche de quatre birdies, d’un bogey (sur le 18) et d’un double bogey (sur le 3). Cette performance lui permet de se positionner dans le Top 20, dans une situation d’attente idéale.

Nicolas Colsaerts a connu un premier tour bien plus difficile. Sous pression dès son deuxième trou (double bogey), il a terminé à 8 au-dessus du par en raison, notamment, d’un quadruple bogey sur le dernier trou. Seul un miracle pourrait désormais permettre au Bruxellois de passer le cut ce vendredi soir.

Comme prévu, Carnoustie avait rêvetu ses habits d’été pour cette journée d’ouverture. Même le vent, paresseux, avait fait la grasse matinée, daignant à peine se lever dans l’après-midi. Cela n’a pas empêché le links écossais, véritable juge de paix, de dicter sa loi. Même dans des conditions climatiques idéales, il s’avère diabolique. Avec des fairways secs et rapides, les balles roulent en effet comme des billes sur le marbre. Avec, à l’arrivée, de bien vilaines surprises pour les joueurs, prisonniers tantôt d’un rough épais, tantôt des fameux pot-bunkers, profonds comme le trou de la sécurité sociale !

à l’heure des comptes, c’est l’Américain Kevin Kisner qui menait, hier, la danse à 5 sous le par. Mais un véritable peloton était à ses trousses au sein duquel on retrouvait notamment Tony Finau (-4), Danny Willett, Jon Rahm, Rory McIlroy et Justin Thomas (tous à -2). Longtemps en haut du leaderboard, Tiger Woods a souffert sur les redoutables quatre derniers trous et a dû se satisfaire d’une carte dans le par (71).

Plusieurs favoris étaient, en revanche, déjà dans leurs petits souliers. C’était notamment le cas de Tyrell Hatton (+3), de Patrick Reed, de Sergio Garcia et Bubba Watson (+4) et, surtout, de Dustin Johnson. Voilà qui promet pour la suite, surtout si le vent décide de se réveiller !